Le rapport publié le 11 juin 2025 par le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) révèle qu'à la fin de l'année, environ 117,8 millions de personnes étaient déplacées de force à cause de la guerre et d'autres formes de violence. Ce chiffre marque une première réduction depuis dix ans, avec une diminution de 5,4 millions de personnes par rapport à la fin de 2024.
Selon le HCR, 58 % des personnes déplacées se trouvaient à l'intérieur de leur propre pays. Ce retournement de tendance s'explique notamment par une augmentation significative des retours de réfugiés, en particulier dans des pays comme l'Afghanistan, la République démocratique du Congo, le Soudan et la Syrie. Barham Salih, Haut-Commissaire aux réfugiés, a cependant mis en garde : « De nombreux retours ne se sont pas déroulés dans des conditions de sécurité et de stabilité, mais plutôt sous diverses formes de pression ».
En outre, le rapport a révélé que le nombre de nouvelles demandes d'asile a largement dépassé les décisions rendues, entraînant une augmentation de 645 300 demandes en attente, atteignant près de 9 millions. Le HCR a également estimé que 4,5 millions de personnes étaient apatrides à la fin de l'année, une augmentation de 3 % par rapport à l'année précédente.
Des experts, comme ceux de l’ONG France Terre d'Asile, soulignent l'importance de continuer à soutenir les déplacés et d'améliorer les conditions de retour. L'évolution observée, bien que positive, ne doit pas masquer les défis complexes qui persistent pour des millions de personnes.







