Un ressortissant américain a été placé en garde à vue à Bogotá, suite à des accusations d'agression sexuelle sur un enfant, un incident qui a provoqué une onde de choc à l'échelle nationale. La déferlante d'indignation des citoyens a été ravivée après la diffusion sur les réseaux sociaux d'images inquiétantes montrant l'individu en train d'agir dans un quartier réputé de la capitale.
Le suspect a été interpellé dimanche, après que des témoins ont publié des vidéos où il apparaît avec un jeune enfant sur un balcon. Une habitante, filmant la scène, a émis des cris désespérés : « Il est en train d'abuser de l'enfant ! Lâchez-le ! » De nombreux passants ont alors convergé vers lui pour le dénoncer.
Le maire de Bogotá, Carlos Fernando Galán, a condamné ces actes sur son compte X, affirmant : « À Bogotá, il ne peut y avoir de place pour les mauvais traitements ni pour les abus envers les enfants. » À la suite de l'arrestation, les autorités ont découvert trois mineurs dans l'appartement du suspect, qui ont été confiés à l'Institut colombien de bien-être familial pour une évaluation médicale.
Des manifestations ont eu lieu devant l'immeuble, où des citoyens exigeaient justice. Selon les nouvelles de l'AFP, le suspect était arrivé en Colombie le 6 juin. Bien que le suspect soit en détention, les autorités n'ont pas encore précisé les détails de l'enquête ni confirmé les allégations des témoins.
Le président colombien, Gustavo Petro, a réagi vigoureusement, déclarant : « Plus jamais ça. [...] Il est essentiel d'instaurer des visas sanitaires pour empêcher l'entrée de pédophiles sur notre territoire. » Il a mis en lumière l'importance de protéger les enfants contre l'exploitation sexuelle, un sujet sensible dans un pays qui a vu des affaires similaires grimper ces dernières années.
Au premier semestre de cette année, la Colombie a refusé l'entrée à une centaine d'étrangers soupçonnés de vouloir se livrer à du tourisme sexuel, principalement dans la ville de Medellín, reconnue pour être une destination problématique. Ce dernier incident ne fait que souligner l'urgence pour les autorités de renforcer les contrôles et de défendre les droits des plus vulnérables.







