Deux mois et demi après la tragique mort d'Angela et d'Audrey dans un contexte de violences conjugales, la mère d'Angela, Emilie Schipper, dénonce l'immobilisme de la justice portugaise. Alors que Cédric Prizzon, le principal suspect, a confessé les faits, l'extradition vers la France demeure un sujet de blocage, malgré l'existence d'un mandat d'arrêt européen.
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La mère d'Angela, visiblement désemparée, témoigne : "J'attends des nouvelles, mais à la place, c'est de l'accusé que j'ai reçu une lettre. Il prétend avoir aimé ma fille et demande pardon". Pourtant, du côté des autorités portugaises, rien ne semble bouger. Cédric Prizzon, 42 ans, est accusé d'avoir tué sa compagne Angela, âgée de 26 ans, ainsi qu'Audrey, la mère de son premier enfant avec qui il était en conflit.
Un procès au Portugal : incertitudes et tensions
Prizzon aurait enlevé son ex-femme avant de s'échapper avec Angela et leurs enfants. Quelques jours après, les corps des femmes sont découverts enterrés au Portugal. Le suspect, interpellé avec ses enfants, a été placé en détention provisoire. En dépit de sa confession, la justice portugaise souhaite que le procès se déroule sur son sol, balayant les demandes d'extradition.
"C'est révoltant", déclare Emilie Schipper. "Nous n'avons même pas eu l'occasion d'être entendus par les enquêteurs portugais. Nous appelons à la clémence des autorités". La situation semble d'autant plus préoccupante que la France, par la voix de son gouvernement, a récemment affirmé continuer le dialogue avec le Portugal, mais n'a pas prévu d'extradition à ce stade.
Des ONG et experts en droit pénal interrogés par Le Monde soulignent les enjeux juridiques complexes entourant cette affaire. Les possibilités d'un procès au Portugal soulèvent des questions sur l'équité et la transparence du système judiciaire, un point sur lequel la famille d'Angela place tous ses espoirs.







