Le président américain Donald Trump a récemment déclaré que le détroit d’Ormuz serait "complètement ouvert" ce vendredi 19 juin, marquant le jour de la cérémonie officielle de signature d’un accord crucial entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre un terme aux hostilités au Moyen-Orient. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Trump s'est réjoui de voir que "des navires, dont certains transportant du pétrole, commencent à quitter le détroit". Il a exhorté les navires à se préparer : "Que le pétrole coule à flots !".
Les nouvelles en provenance d'Iran ont révélé que trois pétroliers et deux cargos avaient réussi à traverser cette région, qui était auparavant soumise à un blocus naval des États-Unis. D’après des responsables américains, l'accord a déjà été signé électroniquement par Trump, son vice-président JD Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Alors que les détails de l'accord demeurent classifiés, Trump a affirmé que le texte serait probablement dévoilé après sa signature à Genève, déclenchant une période de soixante jours pour aboutir à un accord définitif. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a exprimé une certaine prudence, évoquant des engagements passés non tenus, tout en convenant que des opportunités économiques devraient émerger de ce processus.
Fin "définitive" de la guerre
Les premières fuites sur le contenu de l’accord, principalement provenant de sources iraniennes, indiquent une fin immédiate des combats dans divers fronts, notamment au Liban. Un compromis a été trouvé concernant le détroit d’Ormuz, l’Iran s'engageant à imposer des frais pour les services aux navires plutôt qu’un péage, une condition rejetée par les États-Unis. JD Vance a mentionné que le détroit devrait être accessible sans péage à long terme.
Le gouvernement iranien a également annoncé que l'administration américaine s’était engagée à libérer des fonds iraniens gelés et à verser des réparations. Cependant, Vance a rapidement tempéré ces déclarations en affirmant : "Ils ne recevront jamais le moindre dollar du contribuable américain." À ce jour, aucun des avoirs iraniens n'a été débloqué.
La diplomatie iranienne insiste également sur la nécessité pour les États-Unis de garantir que les hostilités d'Israël au Liban prennent fin. Malgré la cessation apparente des conflits entre Israël et le Hezbollah, des accrochages continuent, avec une récente frappe israélienne dans le sud du Liban.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que les forces israéliennes resteraient au Liban "aussi longtemps que nécessaire". La perception de cet accord au sein de la société israélienne est pour le moins mitigée, un grand nombre voyant cet accord comme un revers, tandis que Netanyahu croit fermement que la guerre a permis de protéger Israël de menaces existentiales.
Négociations sur l’uranium iranien
La perspective d'un accord visant à mettre fin aux combats, déclenchés par des interventions militaires américano-israéliennes, a entraîné une chute des prix du pétrole de près de 5%, bien que ceux-ci semblent se stabiliser par la suite. Les réactions des populations locales sont diverses : un professeur d’anglais à Téhéran, Arya, considère que "le peuple iranien n’a rien gagné" avec cet accord, tandis qu’au Liban, certains habitants envisagent un retour, même sur des terres dévastées.
Dans les deux mois à venir, les négociations se concentreront sur plusieurs thématiques, notamment la levée de sanctions, la question nucléaire, la reconstruction économique et la mise en place de mécanismes de suivi. L’Iran espère que l'accord final sera soutenu par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.
Trump a également suggéré qu’une des clauses pourrait inclure un moratoire de vingt ans sur l'enrichissement de l'uranium, proposant peut-être de réduire ce délai à quinze ans. Le protocole d’accord permettrait d’inviter des inspecteurs de l'AIEA à vérifier que l'Iran respecte ses engagements concernant son stock d'uranium.







