Armés de truelles et de pioches, les archéologues scrutent chaque centimètre de terre à la recherche d’indices du passé. Ces fouilles pourraient livrer des découvertes exceptionnelles, comme l’a commenté Maxime, archéologue à l’INRAP : “Nous avons découvert une meule, probablement utilisée pour broyer le blé. Bien que son cercle soit incomplet, cela témoigne d’une réutilisation dans la structure bâtie environnante.”
La campagne en cours vise à mettre en lumière un habitat romain mesurant environ vingt mètres, composé de trois pièces, ce qui laisse penser qu’il s’agissait d’un petit hameau, probablement établi dans un endroit stratégique près du littoral. L'an dernier, un embarcadère avait également été découvert dans la région.
Brice Chevaux, responsable du chantier à l’INRAP, a précisé : “Nous nous trouvons vraisemblablement entre le 5e et le 6e siècle après Jésus-Christ, une période où l’occupation romaine perdure et s’étend.”
Un processus préventif judicieux
Jean-Baptiste Jamin, en charge du développement culturel à l’INRAP, a ajouté : “Le processus actif commence dès l’octroi du permis de construire. En Corse, cela se traduit par des diagnostics archéologiques dans environ 6 % des cas, impliquant des investigations sur 10 % de la parcelle.”
Ces fouilles, qui dureront six semaines, verront les objets découverts être soigneusement répertoriés, et les pièces les plus remarquables pourraient trouver leur place dans un musée local. Les travaux de construction de la maison reprendront une fois l’évaluation archéologique terminée.
Ces révélations renforcent l’importance de la préservation du patrimoine historique tout en facilitant le développement local. Pour rester informé des prochaines découvertes en Haute-Corse, suivez les actualités sur France 3 - Corse ViaStella.







