Les tensions au Moyen-Orient pourraient trouver une issue avec la signature imminente d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran, prévue pour ce vendredi en Suisse.
Cet accord fait suite à des frappes israélo-américaines qui ont déclenché des violences le 28 février, entraînant des milliers de morts et une instabilité économique mondiale. La situation reste volatile, alors que les deux camps s'efforcent d'atteindre un consensus.
En marge du G7 à Évian, Donald Trump a averti que si la conduite de l'Iran ne s'améliore pas, des frappes militaires pourraient reprendre. "Nous n'hésiterons pas à frapper," a-t-il déclaré, signalant l'importance d'un accord solide.
Des frappes israéliennes ont de nouveau touché le sud du Liban, notamment la région de Nabatiyé, avec un bilan de plusieurs morts. Bien que le rythme des attaques ait ralenti, l'armée libanaise appelle à la prudence pour ceux qui retournent chez eux.
Pour sa part, l'Iran promet une réponse sévère si les hostilités persistent, tandis que la diplomatie russe exhorte toutes les parties à honorer le protocole en gestation.
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, s'apprête à faire une déclaration publique pour exprimer sa gratitude envers l'Iran et discuter des implications de cet accord qui pourrait mettre fin aux tensions au Liban.
Parallèlement, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a signalé que les stocks de pétrole des pays de l'OCDE sont au plus bas depuis 1990, conséquence du blocage du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes depuis février.
Des informations de TankerTrackers indiquent que des pétroliers iraniens ont réussi à contourner le blocus américain, marquant la première exportation d'un brut iranien depuis deux mois après des déclarations de Téhéran insinuant un assouplissement des tensions.
Le prix du pétrole, quant à lui, reste sous la barre des 80 dollars, la situation au Liban empêchant une remontée significative.
La signature de l'accord se déroulera dans un cadre luxueux à Bürgenstock, en Suisse, avec la participation de Mohammad Bagher Ghalibaf et JD Vance. Ce dernier a souligné que le document est succinct, d'environ une page et demie.
Trump a également annoncé une réouverture du détroit d'Ormuz suivant la signature de l'accord, une mesure attendue par le marché mondial. Cependant, des interrogations persistent concernant le potentiel de frais imposés par l'Iran au passage des navires, alors que les États-Unis prônent un accès gratuit.
Après la signature, les deux parties auront deux mois pour aborder des enjeux critiques tels que le nucléaire iranien et la levée des sanctions qui pèsent sur l'économie de Téhéran. Les négociations s'annoncent d'ores et déjà tendues.







