Le 17 juin, Donald Trump a exprimé de vives menaces envers l'Iran, déclarant qu'il n'hésiterait pas à "balancer des bombes" si la République islamique ne se montrait pas coopérative. Pendant ce temps, Israël a intensifié ses bombardements au Liban, soulevant des inquiétudes quant à la viabilité d'un accord fragile entre Washington et Téhéran, prévu pour être signé le 19 juin à Genève.
Israël tente-t-il de faire capoter l'accord ?
Trump, en marge d'une rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors du sommet du G7 à Évian, a évoqué les "47 ans de mauvais comportement" de l'Iran depuis la révolution de 1979. Cette déclaration intervient alors qu'Israël continue d'effectuer des frappes dans le sud du Liban, notamment dans les régions de Nabatiyé et Kfartebnit.
Malgré cela, l'Iran a insisté sur le fait que l'accord avec les États-Unis devrait inclure une cessation immédiate des hostilités au Liban. En réponse aux frappes israéliennes, l'armée iranienne a menacé d'une "réaction sévère" si les attaques devaient se poursuivre. Le président libanais, Joseph Aoun, a souligné que "le processus de négociations" est "indépendant" de l'accord annoncé, bien que le Liban se rallie à toute aide, y compris celle de l'Iran, pour parvenir à une paix durable.
Un scénario désespéré pour de nombreux habitants du sud-Liban, qui commencent à envisager un retour chez eux. Néanmoins, l'armée libanaise les avertit des "risques de violations", surtout après que des frappes israéliennes aient déjà entraîné la mort de quatre personnes en date du 16 juin.
Israël, de son côté, semble peu enclin à voir cet accord se concrétiser. Les voix d'extrême droite au sein de son gouvernement exigent des actions militaires supplémentaires et sont déterminées à maintenir leur présence militaire au sud du Liban, une région controversée. Les attentes de paix à long terme dans ce contexte restent donc incertaines, et la signature prévue le 19 juin s'apparentant davantage à une trêve précaire qu'à une résolution définitive des conflits persistants dans la région.







