Andy Burnham, le candidat privilégié pour succéder à Keir Starmer au poste de Premier ministre britannique, s'est engagé à apaiser les marchés financiers. Malgré un agenda qui inclut la renationalisation partielle des services publics, Burnham cherche à rassurer une économie en proie à l'incertitude.
Quel cap pour l’économie ?
Ancien maire du Grand Manchester, Burnham prévoit un discours important sur l'économie la semaine prochaine. Récemment, il a exprimé son désaccord avec le concept d'« économie du ruissellement », un modèle qu'il juge inadapté aux réalités d'aujourd'hui. Il a déclaré : "Nous devons réduire les factures d'énergie, tout comme nous avons agi sur les tarifs des bus dans notre région." Il prône également un renouveau industriel par le biais de la commande publique, tout en s'engageant à respecter les règles budgétaires fixées par l'actuelle ministre des Finances, Rachel Reeves.
Bien que se déclarant en faveur de réformes fiscales et d'une relation économique renforcée avec l'Union Européenne pour stimuler la croissance, Burnham sait qu'il doit convaincre sur la question de la dette nationale. Un économiste du King's College, Jonathan Portes, souligne qu'une stratégie budgétaire claire est essentielle pour gagner la confiance des marchés.
Qu’en pensent les marchés ?
Considéré auparavant comme un risque à cause de son orientation à gauche, Burnham n'a pas alarmé les marchés depuis qu'il a pris de l'ampleur dans le paysage politique. "La livre sterling et les gilts se maintiennent", note Matthew Ryan, analyste chez Ebury. Cependant, il souligne qu'un changement de gouvernement pourrait entraîner une période d'incertitude. Portes ajoute que si une stratégie économique solide est mise en place, la confiance pourrait se rétablir rapidement.
Qui aux Finances pour rassurer la City ?
Le nom d'Ed Miliband a souvent été mentionné pour prendre le poste de ministre des Finances, mais son penchant pour des politiques plus à gauche inquiète certains marchés. Ruth Gregory, de Capital Economics, indique que le choix du nouveau Chancelier de l’Échiquier sera crucial. Des personnalités comme Shabana Mahmood ou Yvette Cooper sont également citées, mais une certaine continuité pourrait être préférable pour rassurer les investisseurs, notamment en l'absence de durcissement budgétaire excessif.
Rachel Reeves, actuelle ministre des Finances, est perçue comme une figure de rétablissement budgétaire. Elle a déjà observé des signes d’amélioration dans l'économie britannique, malgré les défis persistants liés aux prix de l'énergie alimentés par des conflits internationaux.







