Le 17 mai dernier, un événement tragique s'est produit sur une plage d’Ichinomiya, près de Tokyo, où Mc O'Neal Zuh, un jeune Français de 24 ans originaire de Poitiers, a disparu. Un mois après les faits, son corps demeure introuvable, et la famille déplore l'arrêt prématuré des recherches menées par les autorités japonaises. Soutenus par le Quai d'Orsay et l'association Antred, ils exigent la reprise des fouilles.
Selon les informations rapportées par Le Parisien, le jeune homme, qui avait déménagé au Japon au mois d'avril pour y réaliser un rêve de longue date, avait préparé son installation minutieusement. Passionné par la culture japonaise, il maîtrisait la langue et partageait fréquemment son quotidien avec ses proches.
Le jour de sa disparition, après une soirée avec des amis, Mc O'Neal se rend à la plage avec un groupe où ils se baignent ensemble. D'après les témoignages, cinq personnes parviennent à regagner la terre ferme, tandis que le jeune Français serait emporté au large par le courant. Selon sa tante, Katia, un maître-nageur aurait tenté de le secourir sans succès, ajoutant à l'angoisse de la famille.
"On ne peut pas tourner la page"
La famille ne comprend pas pourquoi les recherches ont été suspendues après seulement trois jours. "Ce qui nous a été dit ne correspond pas du tout à la personnalité de notre neveu", affirme sa tante. "Tant que nous n'aurons pas retrouvé son corps, il nous sera impossible de faire notre deuil", confie-t-elle, exprimant une frustration face à l'absence de réponses. Ils souhaitent ardemment la reprise des recherches, soutenus dans leur demande par l'association Antred.
Damien Véron, fondateur de l'association, souligne les insuffisances des enquêtes menées par les autorités japonaises. Il fait référence à des cas similaires, notamment celui de sa sœur disparue en 2018, pour montrer que des éléments cruciaux restent inexplorés. "Nous devons nous demander qui étaient réellement ces personnes. Les connaissaient-ils depuis longtemps ?" questionne-t-il, insistant sur la nécessité d'une enquête approfondie.
Malgré l'absence d'indices suggérant une implication criminelle, Damien Véron exprime son inquiétude quant à la lenteur des recherches. "Si c’est un accident, cela ne justifie pas le manque d’investigations. Comment peut-on déclarer une noyade sans même chercher ?" s’est-il indigné. Une cagnotte en ligne a été mise en place pour soutenir la famille dans son combat pour obtenir justice et relancer les recherches.







