Le 25 juin dernier, le gouverneur de Floride a annoncé la fermeture du tristement célèbre centre de rétention de migrants, surnommé l'« Alcatraz des alligators ». Ce site, inauguré en 2025 sous l'administration Trump, a été la cible de nombreuses plaintes concernant ses conditions de détention, jugées inhumaines par plusieurs associations.
Ron DeSantis, fervent partisan de Donald Trump, a affirmé que le centre a achevé sa mission, signalant qu'il ne reste aucun détenu. DeSantis, qui priorise la lutte contre l'immigration illégale, a souligné : « Ce site a rempli aujourd’hui le rôle pour lequel il avait été conçu. Il compte à présent zéro détenu ».
Construit en urgence dans une semaine, le centre a vu le jour dans un ancien aérodrome en plein cœur des marécages des Everglades. En visite sur place, Trump avait plaisanté sur l’idée que les alligators des environs serviraient de « gardiens bon marché ». Les conditions de vie dénoncées par des témoignages de migrants, décrivant des cellules surpeuplées et peu entretenues, sont au cœur des critiques. « Même un animal ne serait pas traité ainsi. C’est de la torture », avait relaté Luis Gonzales, ancien détenu, qui a décrit des nuits glaciales et des journées étouffantes.
Le centre a été visé par un recours en justice, pointant du doigt le manque d’accès à des avocats et les détentions sans inculpation. De plus, deux organisations environnementales ont déposé des plaintes, arguant que le site menaçait l'écologie fragile des marécages et avait été construit sans étude préalable d'impact environnemental, comme en mentionne Le Monde.
En août, une juge a ordonné la fermeture du centre, une décision qui a été suspendue par un tribunal d’appel, laissant planer un doute sur l’avenir de cet établissement controversé.







