La base aérienne de Cognac est à l'avant-garde de la lutte anti-drones, avec l'introduction de nouveaux missiles sur ses douze drones. Cette évolution répond aux défis posés par les menaces aériennes observées en Ukraine et au Moyen-Orient.
Les conflits récents, notamment en Ukraine et en Iran, ont démontré l'importance d'anticiper les attaques de drones. En réponse, l'armée de l'air et de l'espace a intensifié ses efforts pour renforcer ses capacités de défense, intégrant la base de Cognac au cœur de cette stratégie, comme l'indique un rapport de Sud Ouest.
Les douze Reaper de Cognac, précédemment engagés dans des opérations antiterroristes au Sahel, sont désormais équipés de missiles Hellfire, spécialement conçus pour contrer des menaces telles que les drones Shahed, produits par l'Iran et utilisés pour frapper des cibles au Moyen-Orient. Cette arme est également exploitée par la Russie pour ses frappes contre l'Ukraine.
Amélioration des capacités de réponse
Pour faire face à cette menace croissante, les drones de Cognac peuvent maintenant déployer de nouvelles capacités de tir, en plus de leurs bombes déjà embarquées. Le lieutenant-colonel Nicolas, commandant de la 33e escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque, souligne l'importance de cette synergique, rendant ces aéronefs encore plus efficaces.
Mesurant 20 mètres de long et capables de voler plus de vingt-quatre heures consécutives, ces drones sont polyvalents, adaptés à des missions de renseignement ainsi qu'à des frappes précises. "La discrétion et la persistance sur zone sont leurs principaux atouts", précise le lieutenant-colonel.
Chaque drone est piloté à distance par un équipage de quatre personnes, incluant un pilote, un opérateur d'armement et un analyste d'images, tous opérant depuis des cockpits au sol. Cette montée en puissance permettra également aux drones de Cognac d'opérer à partir de la base de Solenzara en Corse, facilitant ainsi leur déploiement vers la Méditerranée et le Moyen-Orient.







