A l'approche des vacances d'été, les aéroports et compagnies aériennes européens ont exprimé des préoccupations croissantes concernant un système d'enregistrement des voyageurs non européens, lancé à l'automne dernier. Des files d'attente pouvant atteindre jusqu'à cinq heures aux heures de pointe ont été particulièrement pointées du doigt dans une lettre commune adressée aux autorités européennes.
Le commissaire européen pour les affaires migratoires, Magnus Brunner, a répondu aux inquiétudes en affirmant que l'UE allait «redoubler d'efforts» pour résoudre les problèmes liés à ce nouveau système. Dans cette missive, Brunner a précisé qu'il était crucial d'apporter un soutien aux États membres encore confrontés à des défis opérationnels.
Ce dispositif, qui remplace le tampon manuel sur les passeports, permet d'enregistrer des données telles que les informations personnelles et biométriques des voyageurs, ainsi que leurs dates d'entrée et de sortie. Cela vise à mieux contrôler les dépassements de séjour et les refus d'entrée.
Mis en place dans tous les pays de l'UE, à l'exception de l'Irlande et de Chypre, ce système fait également partie de l'espace Schengen comprenant la Suisse, la Norvège et l'Islande. En prévision d'une augmentation des passagers, avec jusqu'à 40 millions de personnes supplémentaires attendues cet été, des acteurs du secteur ont demandé la suspension des nouveaux contrôles en périodes de forte affluence.
Magnus Brunner a annoncé qu'il allait rencontrer des représentants du secteur et a rappelé que ce système avait été introduit de manière progressive, anticipant les difficultés potentielles. Il a aussi évoqué la possibilité de suspendre l'enregistrement des données biométriques durant les périodes critiques. Il a toutefois noté que les retards pourraient également être attribués à des facteurs tels qu'un manque de personnel ou des infrastructures inadaptées, indépendamment de ce nouveau système.
Depuis sa mise en place, 110 millions de personnes ont été enregistrées aux frontières de l'UE, avec un nombre significatif de refus d'entrée, principalement dus à l'absence de documents de voyage ou de visas. Cette situation nécessite une attention urgente pour garantir une expérience de voyage fluide et sécurisée.







