Cent jours après son arrivée à la tête de la mairie, Bally Bagayoko semble conserver la confiance de ses administrés malgré les critiques sur le plan national.
Les élections municipales de mars dernier ont été marquées par des échanges parfois houleux entre les candidats du Parti socialiste et de La France insoumise. Néanmoins, cent jours après l’officialisation de Bally Bagayoko, la ville semble retrouver son équilibre.
Selon Sud Ouest, la popularité du maire ne faiblit pas ; beaucoup l’appellent simplement "Bally". Pour rencontrer ses concitoyens, il a organisé deux réunions publiques où il a présenté les actions mises en place au début de son mandat tout en écoutant leurs opinions.
La sécurité au cœur des débats
Bally Bagayoko a rapidement pris des initiatives, comme le remboursement du forfait de transport pour les jeunes de 4 à 11 ans et la suppression des pénalités de cantine, en plus de renforcer les équipes de médiation scolaire. "Ces mesures sont utiles", confie Aminata, une mère de famille d’une trentaine d’années.
Cependant, la question de la sécurité reste centrale à Saint-Denis. Marine, une accessoiriste de 39 ans, admet ne pas avoir remarqué de changements significatifs récemment, notant juste une hausse des feux d’artifice et une présence policière amoindrie. "Je me sens en sécurité pendant les heures d’ouverture", ajoute une habitante en faisant référence à la réouverture de l’espace jeunesse.
Lors des réunions de samedi, une résidente de longue date a exprimé ses inquiétudes concernant les nuisances près de la gare : "J’ai peur. J’ai vécu de nombreuses préoccupations dans ce secteur. Bien que la gare ait été sécurisée par le passé, les vendeurs à la sauvette sont de retour." Après plus d’une heure de dialogue, l’audience a globalement qualifié le maire d’"à l’écoute", "sincère" et "démarcheur de solutions".







