La question de la demi-part fiscale additionnelle pour les veufs et les veuves a fait l'objet d'intenses débats au sein de l'Assemblée nationale à la fin de l'année 2024. Mise en avant, cette mesure n'a finalement pas été incluse dans le budget pour 2025.
Demi-part fiscale : un dispositif limité
Introduit pour la première fois en 2014, ce mécanisme a vu son application se restreindre au fil des années. Aujourd'hui, seules quelques catégories de veufs et veuves peuvent en bénéficier. En effet, seuls les conjoints survivants d'anciens combattants ou ceux ayant pris en charge au moins un enfant pendant cinq ans après le décès ont accès à ce dispositif.
Dans l'optique de renforcer ce soutien fiscal, le député de l'Yonne, Daniel Grenon, a soumis un amendement afin d'élargir l'éligibilité de la demi-part à tous les veufs et veuves qui ont élevé au moins un enfant.
Budget 2025 : une mesure écartée
Bien que cet amendement ait reçu un soutien favorable de l'Assemblée nationale, le gouvernement alors en place, dirigé par Barnier, a mis en avant le coût jugé prohibitif de cette initiative, estimé à un milliard d'euros. À une époque où le gouvernement se concentre sur la réduction des déficits, cette dépense est apparue comme inacceptable.
Le nouveau gouvernement de François Bayrou a également choisi de maintenir le statu quo, n'incluant pas cette mesure dans le Budget 2025. Ainsi, les veufs et veuves d'une large majorité se retrouveront sans aucune possibilité d'obtenir ce soutien fiscal cette année.







