Le leader du mouvement La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé dimanche sa conviction d'être capable d'"éliminer" le candidat du Rassemblement national dès le premier tour de l'élection présidentielle. Que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella, il semble résolu à faire face à cette opposition.
En 2022, l'écart entre lui et Marine Le Pen était de 20 points selon les sondages, un préjugé qu'il conteste en rappelant que seulement 420.000 voix l'ont séparé de la candidate du RN, ce qui aurait pu le propulser au second tour. "Cinq ans plus tard, je crois que je peux réussir à les devancer dès le premier tour", a-t-il déclaré lors de son intervention dans l'émission Dimanche en politique sur France 3.
Si cette ambition ne se réalise pas, il reste confiant quant à une victoire au second tour : "Je n'en doute pas, notre patrie n'est ni raciste, ni suprémaciste, ni islamophobe", a assuré Mélenchon, réaffirmant ses valeurs républicaines.
À deux jours d'une décision cruciale de la cour d'appel de Paris, qui pourrait désigner le candidat RN, il n'a pas pris position entre Le Pen et Bardella, insistant sur le fait que "ce n'est pas une question de préférence personnelle".
Concernant la possibilité que Bardella attire une partie du vote jeune, Mélenchon a affirmé : "Il semblerait que je sois le mieux placé auprès des jeunes électeurs. Ce n’est pas une question d'âge; les jeunes ne s'arrêtent pas aux apparences. Je ne suis pas ici pour être leur ami, mais pour être président", a-t-il déclaré, renforçant son engagement politique.
Des analystes comme ceux de Le Monde notent l'importante dynamique de Mélenchon, armé de son expérience face à Le Pen, mais conscient des nouveaux défis que pose la montée en puissance de Bardella.







