Ce lundi matin, des vents violents et des pluies torrentielles frappent les territoires américains de Guam et des Mariannes du Nord, alors que le super typhon Bavi a touché terre sur l'île de Rota. Le Service météorologique américain (NWS) a émis des avertissements concernant des dégâts catastrophiques et des conditions mortelles.
"Le mur occidental de l’œil du super typhon Bavi traverse actuellement Rota, avec une vitesse d'intensité de 290 km/h", a annoncé le NWS. Cette petite île, la plus méridionale des Mariannes, abrite environ 1.500 habitants. Les rafales peuvent atteindre jusqu'à 350 km/h, faisant de ce phénomène une tempête équivalente à un ouragan de catégorie 5.
La majorité des infrastructures sur Rota deviendront "inhabitables pendant des semaines, voire plus", a averti le NWS. Les habitations non renforcées risquent d'être complètement détruites, avec des toits arrachés et des murs effondrés.
D'importantes inondations sont attendues en raison des pluies torrentielles et des vagues pouvant atteindre jusqu’à 10,7 mètres, un phénomène jugé "extrêmement dangereux" en mer. Aubry Hocog, le maire de Rota, a déclaré : "En unissant nos efforts et en prenant les précautions adéquates, nous pouvons protéger notre communauté. Nos pensées vont aux habitants de l’île."
Rota, voisine de Guam, a également vu la circulation se réduire considérablement alors que les rafales de vent et les pluies violentes balayaient l'île. La police patrouillait pour alerter les citoyens.
Ces territoires ont déjà subi de graves épreuves en avril dernier avec le typhon Sinlaku, qui avait laissé des milliers de personnes sans électricité. Cette année, Guam a aussi été frappée par les conséquences du typhon Mawar.
- El Niño -
Miku Sakurai, 25 ans, une touriste japonaise, décrit son anxiété à l'AFP après l'annulation de son vol vers Tokyo : "Nous resterons à l'hôtel pendant que la tempête fera rage. C'est angoissant." Sur la plage de Talofofo, certains surfeurs profitent encore des conditions de vent.
Les équipes de protection civile à Guam se sont mobilisées, approvisionnant un centre de distribution avec 1,1 million de litres d'eau, 1,2 million de repas, et plus de 6.700 lits de camp. Cinq centres d'évacuation, pouvant accueillir 1.900 personnes, ont également été ouverts pour les habitants des logements vulnérables.
L'Organisation météorologique internationale (OMI) a mis en garde contre le phénomène El Niño, qui pourrait exacerber de tels événements climatiques. Actuellement actif dans le Pacifique tropical, il provoque une hausse des températures marines et modifie les conditions climatiques globales.







