L'Union européenne et le Royaume-Uni s'apprêtent à intensifier leur réponse face aux menaces informatiques en provenance de Russie, accusée d'être derrière un ensemble croissant de cyberattaques visant plusieurs États européens, y compris la France. Cette dernière, par le biais de son gouvernement, a mis en cause le FSB, successeur du KGB, qui est désormais pointé du doigt pour une stratégie visant à déstabiliser les infrastructures critiques.
Le tableau se précise pour les autorités européennes, qui s'engagent à punir les individus et entités ayant des liens directs avec les services de renseignement russes. Récemment, des cyberattaques attribuées à Moscou ont ciblé de manière de plus en plus audacieuse les pays membres de l’UE.
À Paris, les doutes se sont dissipés quant à l'identité des responsables : la France accuse formellement le 16e centre du FSB, et plus précisément son unité 61 240, basée près de Saint-Pétersbourg, comme étant à la tête des cyberespionnages dirigés contre ses intérêts nationaux.
Cette unité n'est pas étrangère à des attaques notables. En 2018, elle avait infiltré des comptes de messagerie du ministère des Armées, ainsi que le réseau de l'ambassade de France à Moscou, ce qui témoigne d'un savoir-faire sophistiqué et d'une motivation claire d'affaiblir la nation.
Des ministères aux industriels, des cibles stratégiques
La France a également identifié des actions d'espionnage industriel. En février 2025, des cyberattaques ont été menées contre un institut de recherche collaborant avec le secteur de la défense, entraînant une fuite massive de données sensibles, comme le rapporte Var Matin.
Les experts en cybersécurité estiment que ces manœuvres s'inscrivent dans un plan plus vaste de déstabilisation perpétré par la Russie. Par exemple, en Pologne, Moscou aurait saboté un système d'assainissement d'eau, une illustration éloquente de la diversité des cibles, s'étendant désormais vers des infrastructures vitales.
Cette escalade des tensions coïncide avec un climat international déjà instable. Alors que les relations entre les puissances occidentales, la Russie et l'Iran continuent de se détériorer, l'ancien président américain Donald Trump a également mis en avant des mesures provocantes, telles que le rétablissement d'un blocus naval aux ports iraniens, exacerbant ainsi les craintes d'un embrasement des tensions sur la scène mondiale.







