Depuis plus d'une semaine, les hostilités entre l'Iran et les États-Unis ne cessent de s'intensifier, particulièrement autour du détroit stratégique d'Ormuz. Malgré les tentatives de médiation, notamment du Pakistan pour rétablir le dialogue, l'escalade militaire se poursuit.
"Les bombardements sont si fréquents que la ville tremble. J'ai l'impression que mes oreilles vont exploser", confie Hani, un professeur d'Ahvaz, à l'AFP. Ces derniers jours, les États-Unis ont intensifié leur offensive avec deux nouvelles salves de frappes, tandis que l'Iran réplique en ciblant des alliés américains dans la région.
Les déclarations belliqueuses s'accumulent des deux côtés. L'Iran menace de s'en prendre aux infrastructures du Moyen-Orient en réponse à des attaques contre ses propres installations. De son côté, le président américain a promis de frapper des infrastructures cruciales si Téhéran n’initiait pas de pourparlers.
Les affrontements ont repris après des attaques de navires, que les États-Unis attribuent à l'Iran, marquant une escalade sans précédent depuis le cessez-le-feu de cette année. Ce conflit, qui a causé des milliers de morts, déstabilise également l'économie mondiale, comme l'indiquent les journalistes de Le Monde.
Le Pakistan a appelé les belligérants à respecter le protocole d'accord signé en juin et à rétablir le calme dans le détroit d'Ormuz, un passage vital pour le transport maritime mondial de pétrole et de gaz. Avec un nombre limité de navires désormais recensés, la situation sur les prix du pétrole demeure volatile.
Récemment, des frappes ont touché des installations civiles, notamment un hôpital à Ahvaz, suscitant une forte réaction des autorités iraniennes, qui dénoncent une "attaque barbare". Les explosions ont également été ressenties dans plusieurs villes côtières.
"Nous ne vivons pas, mais nous survivons. Que Dieu mette fin à la guerre", implore Nadin, enseignante d'une province iranienne, tandis que la vie semble suivre son cours à Téhéran, malgré l'activation de systèmes de défense.
Malgré les pertes civiles et militaires rapportées, les tensions continuent de crescendo, avec des menaces exprimées quotidiennement. Un comptable vivant au Koweït décrit une atmosphère de peur et d'incertitude, reflétant la situation précaire de la région.
Alors que le conflit s'étend, la propagande anti-américaine s'intensifie à Téhéran, où des affiches comme celle du président américain dans un cercueil rappellent l'ambiance actuelle. Le climat de menace est palpable, et l'avenir reste incertain.







