Le Forum des familles d'otages, une organisation israélienne emblématique qui a soutenu les proches des personnes retenues à Gaza, a annoncé, le 31 décembre, la cessation de ses activités. Cette décision intervient alors qu'il ne reste qu'un seul otage, Ran Gvili, dont la dépouille est toujours aux mains du Hamas. Gvili, sous-officier de l'unité d'élite Yassam, a été tué lors de l'attaque du 7 octobre 2023.
Créé dans l'ombre de cette tragédie, le Forum a rassemblé et défendu les droits des familles de 251 otages kidnappés, tant israéliens qu'étrangers, au cours de cette période difficile. Au fil des mois, l'organisation a su offrir un espace de soutien et d'expression, en aidant les familles à faire entendre leur voix dans les médias et en organisant d'innombrables manifestations à Tel-Aviv comme partout dans le pays.
« Pendant 817 jours, nous avons traversé des moments d'une intensité incroyable, unis par un seul objectif : ramener chaque otage chez lui », a souligné un représentant du Forum dans un communiqué. Beaucoup d'otages ont pu retrouver leurs familles grâce à des trêves négociées entre Israël et le Hamas, mais la perte de Ran Gvili reste particulièrement douloureuse.
Alors que l'évolution du conflit demeure incertaine, Israël a annoncé qu'il attendait le retour du corps de Gvili avant d'envisager une nouvelle phase de négociations avec le Hamas. La situation continue d'inquiéter les experts et analystes, qui soulignent l'importance de maintenir le dialogue pour éviter une escalade de la violence. Selon le quotidien Le Monde, des responsables israéliens envisagent également des mesures supplémentaires pour garantir la sécurité des civils, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières.
Cette fermeture du Forum marque un tournant, non seulement pour les familles touchées par le conflit, mais aussi pour le mouvement social qui s'est formé autour de cette cause. Les témoignages des proches et leur détermination à faire entendre leur douleur et leur espoir continuent de résonner au sein de la société israélienne, soulignant l'impact humain et émotionnel des enlèvements.







