Une tragédie s'est abattue sur la station de ski de Crans-Montana en Suisse, où un incendie survenu pendant la nuit de Nouvel An a causé la mort de près de quarante personnes, laissant également plus de cent blessés, dont beaucoup dans un état critique. Ce sinistre s'est déclenché vers 01h30 dans le bar Le Constellation, un établissement populaire auprès des touristes, notamment des jeunes célébrant l'arrivée de la nouvelle année.
Béatrice Pilloud, procureure générale du canton du Valais, a précisé que d'importants moyens étaient déployés pour identifier les victimes et restituer leurs corps à leurs proches dans les meilleurs délais. Cependant, elle a averti que ce processus pourrait prendre plusieurs jours, alors que la police locale, dirigée par Frédéric Gisler, a constaté que le nombre exact de personnes présentes dans le bar au moment du sinistre restait incertain.
« Nous avons tenté de joindre nos amis, mais nous n'avons eu aucune nouvelle », a exprimé une jeune témoin, Eléonore, 17 ans, visiblement bouleversée. Cette situation a engendré une immense inquiétude parmi les proches des absents, avec des appels désespérés et des messages lancés sur les réseaux sociaux.
Les premiers témoignages décrivent des scènes d’horreur : des clients tentant de briser les fenêtres pour fuir les flammes, tandis que d'autres, grièvement blessés, s’élançaient dans la rue. Les autorités ont confirmé au moins 115 blessés, principalement avec des brûlures graves.
Dans un élan de solidarité, plusieurs centaines de personnes se sont réunies en silence pour rendre hommage aux victimes, sous une température glaciale. Des drapeaux ont été mis en berne au Palais fédéral, une décision annoncée par le président de la Confédération, Guy Parmelin.
Les conséquences s'étendent au-delà des frontières suisses : le ministère français des Affaires étrangères a indiqué que neuf ressortissants français figuraient parmi les blessés et huit autres étaient toujours portés disparus. De même, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a fait état d'une quinzaine de blessés et autant de disparitions parmi les Italiens présents sur les lieux.
Les autorités envisagent que de nombreux étrangers aient été touchés, mais l'identité des victimes reste à établir. Les blessés sont actuellement soignés dans plusieurs hôpitaux, notamment à Lausanne, Genève, Zurich, mais aussi au-delà des frontières en France et en Italie.
Une cellule de crise a été activée au centre des congrès de Crans-Montana pour apporter soutien et orientation aux familles de victimes. Une enquête est en cours pour comprendre les causes de l'incendie, bien que la possibilité d'un attentat ait été à ce stade écartée. La procureure a évoqué une « déflagration » résultant d'un embrasement généralisé comme pouvant être à l'origine de cet incident tragique.
Des sources concordantes rapportent que les propriétaires du bar, un couple de Corse, sont indemnes, bien qu'ils soient actuellement injoignables. D'après des témoins, l'incendie aurait été provoqué par un incident lié à des bougies-étincelles utilisées lors d'un spectacle habituel dans l'établissement, lorsque celles-ci auraient touché le plafond, déclenchant ainsi le sinistre.







