Dans la station de ski de Crans-Montana, un incendie a ravagé le bar Le Constellation durant la nuit de la Saint-Sylvestre, laissant derrière lui un bilan tragique de 40 morts et 119 blessés. Ce drame a amené le propriétaire, Jacques Moretti, à s'exprimer dans les médias, affirmant que son établissement avait été contrôlé « trois fois en dix ans » et que « tout a été fait selon les normes », rapporte 20 Minutes.
Moretti, qui est originaire de Ghisonaccia en Haute-Corse, et sa femme Jessica, se sont exprimés sur la douleur qu’ils ressentent suite à ce terrible événement. Jacques a assuré qu'ils coopèrent pleinement avec les autorités et feront tout leur possible pour aider à éclaircir les causes de cette tragédie.
D'après les premiers éléments de l'enquête, le feu pourrait avoir été causé par des bougies incandescentes ou des feux de Bengale placés sur des bouteilles de champagne, ce qui aurait créé une situation explosive dans un espace clos. Des témoignages indiquent qu'un client aurait probablement accidentellement mis le feu au plafond, portant la responsabilité sur les mesures de sécurité mises en place.
Les autorités, y compris la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud, mènent actuellement une enquête approfondie, notamment pour évaluer la conformité des matériaux utilisés, comme la mousse appliquée au plafond du bar, qui pourrait avoir facilité la propagation des flammes.
Pour de nombreux experts en sécurité incendie, cette tragédie soulève des questions cruciales sur la réglementation de la sécurité dans les lieux de fête. Selon l’expert en sécurité, Pierre Delacourt, « des accidents comme celui-ci rappellent à quel point il est vital de respecter les normes de sécurité, surtout dans des établissements accueillant un grand nombre de personnes ». Ce point de vue est partagé par d'autres médias, tels que Le Monde, qui ont noté que des incidents similaires dans le passé ont souvent révélé des lacunes dans l'application des règlements de sécurité.
Jacques et Jessica Moretti se disent dévastés par la situation : « Nous ne pouvons ni dormir ni manger, nous allons tous très mal. » Ce sentiment d'impuissance face à la tragédie qu'ils vivent met en avant la nécessité d'une réflexion profonde sur les pratiques en matière de sécurité incendie dans les établissements accueillant du public.







