Dans une réponse aux critiques qui entourent son état de santé, Donald Trump a réaffirmé, vendredi, qu'il était en "parfaite santé". Le président américain a déclaré avoir réussi "avec brio" son examen cognitif, une information relayée sur son réseau Truth Social. À 79 ans, il continue de se vanter de ses performances lors de ces évaluations, affirmant qu'aucun de ses prédécesseurs ne s'y était soumis.
Les interrogations sur la santé du président, le plus âgé jamais élu aux États-Unis, se sont intensifiées récemment, alimentées par des révélations médiatiques sur un possible ralentissement de son rythme. Les observations ont été renforcées par des événements publics où il a semblé somnolent et où des hématomes sur sa main droite ainsi que des chevilles enflées ont été notés. Dans un entretien au Wall Street Journal, Trump a attribué ses hématomes à la dose d'aspirine quotidienne qu'il prend, une quantité supérieure à celle recommandée par les médecins.
« Je préfère avoir un sang fluide », a-t-il justifié en expliquant son choix de 325 milligrammes d'aspirine par jour. Alors que d'aucuns remettent en question sa vigilance lors d'apparitions publiques, Trump a repoussé ces accusations en dénonçant une manipulation médiatique, affirmant que sa posture était interprétée incorrectement comme un signe de fatigue.
Ce débat autour de la santé du président rappelle les critiques émises à l’encontre de son rival démocrate Joe Biden, souvent qualifié de sénile durant la dernière campagne présidentielle. Lorsqu’on lui demande de prouver sa capacité à gouverner, Trump met en avant la divulgation de son bilan médical, qu'il a jugé complet, tant lors de sa première visite médicale en avril que lors d'un nouvel examen en octobre.
Dans un contexte où la santé des dirigeants est scrutée de près, la situation actuelle de Trump soulève des questionnements cruciaux, tant pour lui que pour les électeurs, alors que de futures élections approchent. Le sujet, devenu central dans le débat politique américain, montre à quel point les perceptions peuvent être influencées par les médias, mais aussi par la communication sémantique de ceux qui sont au pouvoir.







