Le 8 janvier 2026, le président Emmanuel Macron a clarifié la position de la France quant à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et le Mercosur, excluant toute signature de l'accord. Cette annonce coïncide avec une mobilisation massive des agriculteurs, qui expriment leur mécontentement face à des normes jugées trop strictes et à un manque de soutien au sein de l'UE.
Lundi, des agriculteurs, soutenus par la Coordination rurale (CR), ont manifesté à Paris, mettant en avant leurs revendications sur les conditions de travail et la survie de leurs exploitations. Macron a déclaré que cet accord, vieux de plusieurs années et basé sur des pratiques désormais obsolètes, mettrait en péril des filières agricoles vitales pour la souveraineté alimentaire de la France. Il a évoqué des engagements pris lors des négociations, tels qu'une clause de sauvegarde pour les importations agricoles et une réciprocité dans les conditions de production.
La réaction des agriculteurs est loin d'être enthousiaste. Bertrand Venteau, président de la CR, a dénoncé le manque d'attention accordé aux agriculteurs dans les débats : "Nous n'avons vu aucune déclaration soulignant l'importance des paysans pour la France. C'est une honte," a-t-il déclaré, promettant que la lutte continuerait, car pour lui, "le combat sera dur et long". Face à cette crise, des organisations telles que la FNSEA et les Jeunes agriculteurs préparent d'autres manifestations pour faire entendre leurs voix, notamment une à Strasbourg si l'accord est signé.
La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a reconnu les préoccupations des agriculteurs, affirmant que les discussions se poursuivraient pour obtenir des protections adéquates. Selon des rapports de France24 et Le Monde, des milliers de participants ont été recensés dans des actions de protestation à travers le pays, reflétant un malaise profond au sein du secteur agricole, fortement impacté par la concurrence internationale et une réglementation jugée complexe.
La mobilisation devrait donc se poursuivre dans les jours à venir, alors que le gouvernement clame son soutien aux agriculteurs tout en naviguant entre les attentes de l'UE et les exigences locales.







