Washington (États-Unis) – Dans une déclaration lors de son vol à bord de l'Air Force One, Donald Trump a affirmé que l'Iran « souhaitait négocier », tout en préparant une rencontre avec les dirigeants iraniens. Cette annonce intervient alors que le pays fait face à des manifestations massives, marquées par un bilan tragique. Les violences ont causé la mort d’au moins 192 manifestants, un chiffre que l'ONG Iran Human Rights (IHR) affirme pourtant sous-estimer, qualifiant la répression de « massacre » et de « crime majeur contre le peuple iranien ». Selon des témoignages relayés par des médias français comme Le Monde, le nombre de blessés serait tout aussi alarmant.
Donald Trump a souligné que l’armée américaine envisageait des « options très fortes », précisant que Téhéran était sur le point de dépasser une « ligne rouge » en matière de répression. Cette montée des tensions s'est intensifiée après que des forces gouvernementales ont ouvert le feu sur des manifestants, largement en désaccord avec les politiques économiques du régime, et ce depuis le 28 décembre, date à laquelle les premiers troubles ont éclaté à Téhéran.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a quant à lui réagi en promettant que l'Iran se défendrait face aux frappes américaines en ciblant des installations militaires et le transport maritime des États-Unis. Des autorités iraniennes ont aussi imposé des coupures d'Internet, une tactique souvent adoptée pour contrôler les informations durant les manifestations, selon Le Nouvel Observateur.
Dans ce climat tendu, Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah d'Iran, a appelé les forces armées à se ranger du côté du peuple et à soutenir les manifestations. En réponse, le gouvernement iranien a décrété trois jours de deuil national en mémoire des « martyrs de la résistance », les qualifiant de défenseurs du pays contre l'agitation considérée comme largement influencée par des intérêts étrangers, notamment ceux des États-Unis et d'Israël.
Les manifestations se sont propagées à travers tout le pays, poussant le régime à mobiliser ses forces pour tenter de restaurer l'ordre public. Toutefois, des vidéos de rassemblements massifs continuent d’émerger sur les réseaux sociaux, montrant des milliers d'Iraniens défiant le régime malgré la répression. Un tel mouvement populaire pourrait représenter l'un des défis les plus sérieux au régime depuis la Révolution de 1979, comme l'indiquent plusieurs experts en politique iranienne.







