Après près de cinq ans à la tête du gouvernement québécois, François Legault a annoncé sa démission, fragilisé par des sondages alarmants à quelques mois d’élections cruciales. Lors d’une conférence de presse émotive, il a déclaré : « Pour le bien de mon parti et surtout pour le bien du Québec, j’annonce aujourd’hui que je vais quitter mon poste ». Ces mots résonnent comme un signal de changement dans une province en quête de nouvelles orientations politiques.
Legault, ancien entrepreneur et figure centrale de la Coalition Avenir Québec (CAQ), a vu son image chuter dans l'opinion publique. Des sources indiquent qu'il a été perçu dernièrement comme l'une des personnalités les moins appréciées du Québec, une réalité confirmée par les derniers sondages indiquant un soutien en berne pour son parti, désormais largement devancé par les indépendantistes du Parti Québécois (PQ). Les observateurs politiques soulignent la montée en puissance de Paul St-Pierre Plamondon et son engagement en faveur d’un référendum sur l'indépendance, un sujet qui passionne et divise la province.
Depuis quelques mois, le gouvernement de Legault a fait face à des défis multiples, notamment des critiques concernant ses réformes en santé et en éducation. De nombreux experts, dont des politologues de l’Université de Montréal, notent que sa gestion de ces sujets pourrait avoir précipité son départ. L’ex-analyste politique Marie Lemoine a commenté : « Legault a clairement sous-estimé le désir de changement parmi les Québécois. Sa démission pourrait ouvrir la voie à une renaissance politique. »
Avant de se lancer en politique, Legault avait cofondé la compagnie aérienne Air Transat et avait occupé divers postes ministériels. À l’heure où il affirme que « Être Premier ministre a été le plus grand honneur de ma vie », il demeure en fonction jusqu'à ce qu'un successeur soit choisi. La CAQ se retrouve à un carrefour décisif, où le choix d'un nouveau leader pourrait redéfinir les relations du Québec avec le reste du Canada et répondre aux aspirations démocratiques d'une population en quête d'une voix forte.







