Lors d'une déclaration récente, Donald Trump a exprimé ses réserves concernant Reza Pahlavi, la figure de proue de l'opposition iranienne. Bien qu'il ait décrit Pahlavi comme "très sympathique", le président américain a mis en doute sa capacité à unir les Iraniens pour revendiquer le pouvoir. Cette intervention survient juste avant une réunion cruciale du Conseil de sécurité de l'ONU, prévue ce jeudi, où la situation en Iran sera au centre des discussions.
Des analystes politiques, comme le professeur Jean-Pierre Filiu de Sciences Po Paris, estiment que le scepticisme de Trump pourrait refléter une appréciation plus large des défis auxquels est confronté Pahlavi, qui lutte pour gagner du soutien au sein d'une population encore marquée par des décennies de régime théocratique. "La population iranienne a longtemps souffert d'un manque de confiance envers les figures politiques, surtout celles qui émergent d'une dynastie déchue. Le parcours de Pahlavi doit être aligné avec les aspirations modernes des Iraniens", a-t-il déclaré dans une récente interview à France Info.
Les opinions exprimées par Trump rappellent également le scénario complexe de l'opposition en Iran. Les mouvements récents de contestation, alimentés par une envie de changement, ont montré que les aspirations populaires peuvent parfois diverger de la direction que prend l'opposition en exil. Pahlavi, qui a déjà pris la parole lors de manifestations de soutien à la démocratie, doit naviguer avec prudence pour éviter de se heurter aux attentes de ceux qui réclament des réformes immédiates et concrètes.
Alors que les tensions internationales continuent de croître, notamment avec le programme nucléaire de l'Iran sur le devant de la scène, la question du soutien local envers des figures d'opposition devient encore plus pressante. Le regard de la communauté internationale, y compris celui des États-Unis, reste tourné vers Téhéran, espérant des changements qui pourraient émerger de l'intérieur.
La communauté iranienne de l'extérieur et les acteurs internationaux suivront de près les développements lors de la réunion de l'ONU, où l’avenir politique du pays et le rôle potentiel de leaders comme Reza Pahlavi seront discutés en détail.







