À seulement quelques heures de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) face au Sénégal, Walid Regragui, le sélectionneur du Maroc, se retrouve au cœur d'une pression intense. En tant que favori à domicile, il a conduit les Lions de l'Atlas vers cette ultime rencontre, malgré une avalanche de critiques sur son style de jeu jugé restrictif.
En effet, après avoir hérité d'une équipe désireuse de redorer le blason du football marocain, Regragui est à 90 minutes d'un exploit monumental. Sa tâche est d'autant plus délicate qu'une victoire serait une première pour le Maroc depuis cinquante ans, alors qu'une défaite raviverait les légendes de l'échec.
Les conférences de presse où le coach de 50 ans s'illustre par son humour et son aisance, deviennent des événements très suivis. Lors de son dernier échange avec la presse, il a su miser sur une touche de légèreté pour désamorcer la tension : "J'ai une bonne nouvelle : Azzedine Ounahi va jouer demain !" avant de faire rire la salle en avouant qu’il plaisantait sur le forfait de son joueur.
Pourtant, il est clair que les attentes sont gigantesques. Comme le rapporte RTL, la déception engendrée par l'élimination prématurée en huitièmes de finale lors de la dernière CAN continue de peser sur ses épaules. Les experts s'accordent à dire que le style de jeu de Regragui, bien que critiqué, a été efficace, car il a su faire briller ses joueurs, comme en témoignent les performances lors de la Coupe du Monde 2022 où le Maroc a atteint les demi-finales.
Ce parcours témoigne de la résilience et de la détermination d'une équipe qui souhaite marquer l'histoire. Et à présent, avec une finale en vue, les esprits s'échauffent, tant au sein de la presse que parmi les supporters. Le rendez-vous est fixé ce dimanche 18 janvier au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, et tous les regards seront rivés sur le sélectionneur et ses joueurs, en quête d'un sacre tant espéré.







