À 86 ans, l'ayatollah Ali Khamenei, figure emblématique du régime iranien, continue de régner depuis 1989. Son image, omniprésente dans les rues d'Iran, rappelle son autorité, avec des portraits géants aux côtés de son prédécesseur, l’ayatollah Khomeiny. Malgré une longévité impressionnante, Khamenei est désormais confronté à des mouvements de contestation grandissants qui menace son pouvoir.
Surnommé le "boucher de Téhéran", Khamenei a réprimé diverses vagues de mécontentement populaire, des manifestations étudiantes de 1999 aux révoltes de 2019, sans oublier le mouvement "femme, vie, liberté" en 2022. Chaque soulèvement a été rencontré par une réponse brutale, mais aujourd'hui, les choses semblent différentes. Les manifestations qui secouent l'Iran en 2023, plus vastes que jamais, remettent en question son autorité.
Des analystes, comme l'expert en affaires iraniennes Karim Sadjadpour, estiment que la situation actuelle pourrait être la plus périlleuse pour le guide suprême. "L'impact des réseaux sociaux et la solidarité internationale ont radicalement changé la dynamique", note-t-il. De plus, le témoignage de son neveu, qui vit en France, fait écho à une réalité troublante : "Khamenei est déterminé, mais le soutien populaire s'effrite risquant de le réduire à un tyran isolé".
Alors que les demandes de liberté et de droits fondamentaux résonnent de plus en plus dans les rues, beaucoup se demandent si Khamenei, fort de son passé, saura naviguer à travers cette tempête inéluctable. L'avenir politique de l'Iran semble plus incertain que jamais, et Khamenei n'a peut-être jamais été aussi vulnérable.







