Lors d'une récente allocution devant ses partisans, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a exprimé sa détermination à "briser le dos des séditieux", tout en faisant porter la responsabilité des victimes de récentes manifestations au président américain Donald Trump.
Khamenei a souligné que même s'il ne souhaitait pas conduire le pays vers la guerre, il ne tolérerait pas les "criminels nationaux" ainsi que "les criminels internationaux". Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte répression des mouvements protestataires ayant entraîné des milliers de décès, selon des sources locales.
Les violences en Iran ont été particulièrement accentuées depuis l'été dernier, lorsque des manifestations ont éclaté en réponse à des Griefs économiques et politiques croissants. Selon des experts, la rhétorique de Khamenei vise non seulement à renforcer son contrôle interne, mais aussi à détourner l'attention des problèmes internes en ciblant des acteurs extérieurs comme Trump, considéré par beaucoup comme un bouc émissaire.
À cette occasion, l'analyste politique Ahmed Esmaïli a déclaré à France 24 : "Il est fréquent dans les régimes autoritaires de désigner un ennemi commun pour souder la population autour du gouvernement. Trump est une figure utile pour Khamenei dans cette optique." Cette stratégie pourrait également renforcer la position du régime face à d’éventuelles nouvelles révoltes à l'intérieur.
En somme, les tensions se poursuivent en Iran, où la lutte pour le pouvoir se mêle à des enjeux internationaux, exacerbant ainsi un climat déjà fragile.







