Alain Orsoni, une figure emblématique du nationalisme corse et ancien président de l'AC Ajaccio, a été incinéré ce samedi 17 janvier 2026, une semaine après avoir enterré sa mère. Agé de 71 ans, Orsoni a été abattu le 12 janvier dernier à Vero, alors qu'il sortait d'un cimetière, suscitant une onde de choc au sein de la communauté corse.
Le service funèbre a rassemblé près d'une centaine de personnes, incluant des représentants de la Ligue des droits de l'homme et des figures politiques locales. Des membres du milieu sportif étaient également présents pour rendre hommage à l'homme qui avait marqué l'histoire du sport insulaire. D'après Corse-Matin, l'absence de son fils, Guy Orsoni, a été remarquée ; incarcéré et sous régime strict, celui-ci a été empêché par les autorités de participer à l'hommage de son père.
Alain Orsoni, qui venait de revenir du Nicaragua pour les obsèques de sa mère, a été touché mortellement dans une fusillade survenue à proximité du cimetière. À ce jour, les circonstances de cet acte violent demeurent floues. Selon des informations recueillies, le tir aurait été effectué à une distance de 107 mètres, traversant d'abord son bras avant d'atteindre le thorax, selon les conclusions initiales de l'enquête.
Les autorités locales ont multiplié les efforts pour élucider ce drame qui vient ajouter une couche de tragédie au parcours déjà tumultueux d'un homme au passé controversé. Bien que les motivations derrière cet acte restent à déterminer, des voix s'élèvent pour demander une plus grande protection des figures publiques sur l'île. Comme l'a souligné un expert en sécurité, "la violence politique en Corse a souvent des dessous complexes, et la perte d'Orsoni rappelle le besoin urgent de sécurité dans cette région".
Alors que les enquêtes continuent, la mémoire d'Alain Orsoni perdurera inévitablement dans les esprits, témoignant d'une vie marquée par le dévouement à sa communauté et par une histoire personnelle tumultueuse.







