Ce samedi matin, une atmosphère de recueillement a enveloppé Ajaccio alors que plus de 200 personnes se sont réunies pour rendre un dernier hommage à Alain Orsoni, pilier du nationalisme corse, tragiquement assassiné lors des funérailles de sa mère à Véro. À 71 ans, Orsoni a marqué son époque par son engagement politique avant de se tourner vers le secteur des affaires.
Le cortège s'est ébranlé peu après 10h15, le cercueil ayant quitté l'espace funéraire pour rejoindre le crématorium voisin. Les participants comprenaient des élus locaux et des représentants de la Ligue des Droits de l'Homme, reflétant la diversité des opinions qui entouraient cet homme complexe.
Au cours de la cérémonie, des projections d'images illustrant la vie et l'engagement d'Orsoni ont été présentées, accompagnées de chants polyphoniques qui ont résonné dans l'air. Son ami Jo Peraldi, également membre du Front de Libération National Corse (FLNC), a pris la parole en évoquant leur amitié, un lien indéfectible forgé par des épreuves communes : "Nous étions liés comme des frères d'armes", a-t-il déclaré.
Le fils d'Alain Orsoni, Guy, actuellement incarcéré et considéré comme une figure du banditisme corse, n'a pas pu assister à la cérémonie en raison des restrictions de sécurité imposées par les autorités. Son avocat, Camille Romani, a exprimé la tristesse de son client, soulignant le lien familial qui perdure même dans l'adversité.
Alain Orsoni, ancien président de l'AC Ajaccio, était une figure controversée, naviguant entre passion politique et engagements commerciaux. Son parcours intermittent entre la Corse et le Nicaragua l’a rendu incontournable dans l’actualité corse. Le parquet national anticriminalité a confirmé que son meurtre a été le résultat d'un tir unique, dont les circonstances restent floues. Des enquêtes sont en cours pour élucider ce drame insulaire, alors que le débat sur le nationalisme corse et son impact sur la société actuelle demeure ouvert.







