La cour criminelle du Finistère a prononcé une peine de treize ans de réclusion criminelle à l'encontre de Charles Kermarec, ancien vice-président de Brest métropole, reconnu coupable de viols et d'agressions sexuelles sur trois de ses neveux. Cette décision a été accompagnée de cinq années de suivi socio-judiciaire avec des injonctions de soin.
Le procureur Elsa Guyonvarc’h avait sollicité une peine de quinze ans, insistant sur le fait que l'accusé avait sciemment manipulé ses victimes, leur offrant de l’alcool et les plaçant dans des situations vulnérables. Lors du procès, des témoignages poignants ont été livrés, notamment celui de Guillaume, aujourd'hui âgé de 34 ans, qui a décrié un « enfer » de cinq ans, le qualifiant de « jouet sexuel » de son oncle.
Âgé de 70 ans, Charles Kermarec a été conseiller municipal entre 2014 et 2023. Les faits retracés remontent à plus de vingt ans, avec des abus se déroulant dans divers lieux, y compris des vacances en Corse et au Maroc. Ces atrocités, décrites par plusieurs victimes, montrent à quel point Kermarec a abusé de son autorité et de son statut d’élu, faisant croire à ses neveux qu'il était « intouchable ».
Le maire de Brest, François Cuillandre, a déclenché une enquête en mai 2023 après des accusations de la part des neveux lors d’une altercation dans un bar, montrant la nécessité d’une vigilance accrue face aux abus au sein des familles. La prise de conscience de cette problématique dans la société française a été renforcée par cette affaire, incitant les victimes à parler et à ne plus rester dans le silence.
Ce cas soulève des débats sur la protection des victimes et la responsabilité des élus face aux crimes de cette nature. Des experts en justice sociale soulignent que de telles affaires peuvent encore être taboues, mais qu’il est primordial de les mettre en lumière afin de garantir une protection suffisante pour les plus vulnérables.







