Ce matin, environ 150 personnes se sont réunies à l'espace funéraire Picchetti à Ajaccio pour rendre un dernier hommage à Alain Orsoni, l'ancien leader nationaliste et président emblématique de l'AC Ajaccio, tragiquement assassiné le 12 janvier dernier à Vero, alors qu'il assistait à l'enterrement de sa mère.
La cérémonie, qui a débuté peu après 10 heures, a vu l'ex-leader être incinéré avant que sa famille ne se retrouve dans l'intimité à Vero pour des moments de recueillement. Parmi les participants figuraient des proches, des membres de l'équipe de football de l'AC Ajaccio, ainsi que des figures de son parcours politique, incluant quelques anciens membres du MPA (Mouvement pour l'autodétermination). La présence de représentants de la Ligue des droits de l'Homme souligne l'importance de l'humain dans une telle tragédie.
Par ailleurs, l’avocat de son fils, Camille Romani, a tenu à éclaircir la situation autour de Guy Orsoni, actuellement incarcéré à Aix-Luynes. Bien qu'il n'ait pas pu assister aux obsèques, la demande de sa présence avait été faite, mais elle a été refusée par mesure de sécurité. "Il est profondément affecté par la perte de son père", a déclaré Maître Romani. Suite à cette situation sensitive, Guy Orsoni a également été transféré dans un autre établissement, où il a été placé à l'isolement.
Dans un climat aussi chargé d'émotions, ces adieux ont révélé l'impact d'Alain Orsoni sur sa communauté et celles et ceux qui l'ont côtoyé. Ses contributions au sport et son engagement politique ont laissé une empreinte indélébile, rendant les témoignages reçus d'autant plus significatifs. Des experts en sociologie et en politique régionale notent que la façon dont sa mémoire sera conservée pourrait jouer un rôle crucial dans l'avenir la société ajaccienne.
Ces obsèques ne sont pas seulement un adieu, mais aussi un rappel des enjeux sociaux et politiques toujours présents en Corse. Comme le souligne un membre de la Ligue des droits de l'Homme, "la disparition d'une figure comme Orsoni met en lumière les défis que rencontrent les institutions en matière de sécurité et de justice dans la région." Ainsi, ces adieux n'auraient pas pu se faire sans réflexion autour de l'héritage complexe laissé par ce leader controversé.







