Récemment, la première ministre du Danemark a déclaré que si les États-Unis s'en prenaient militairement au Groenland, « ce serait la fin de tout ». Cette phrase révèle les craintes croissantes face à l'attitude imprévisible de l'administration Trump, qui pourrait mettre en péril des alliances établies comme l'Otan et même le système international dans son ensemble.
Depuis quatre ans, des pays comme la Russie, sous Poutine, ont clairement défié les conventions internationales, comme on le voit avec l'invasion de l'Ukraine. Sous Trump, les États-Unis ont également pris des décisions controversées, notamment en soutenant les actions militaires d'Israël à Gaza, en menaçant d'agir contre l'Iran, et en contournant les lois internationales au Venezuela. Les États-Unis se sont même retirés de 66 organisations internationales, arguant qu'elles ne servent plus leurs intérêts. Un nationalisme agressif se manifeste à travers une réduction drastique de l'aide étrangère, mettant en danger la vie de millions de personnes, comme l'a rapporté Amnesty International.
Dans ce contexte difficile, la mobilisation des citoyens est essentielle pour restaurer une politique axée sur le bien commun. Guillaume Devin, expert en relations internationales, soutient l'importance du droit et de la coopération entre les peuples dans son livre « Notre système international ». À ses yeux, réduire notre système international à une simple lutte de pouvoir entre États serait une vision simpliste.
Devin souligne l'importance croissante des acteurs non étatiques, tels que les ONG, les mouvements sociaux, et même les médias, qui influencent également le cours des événements internationaux. En dépit des tensions, il note que les espaces de délibération internationale se sont multipliés et que les sociétés civiles sont plus connectées que jamais, favorisant une interconnexion indispensable dans un monde de plus en plus hétérogène.
Malgré les échecs du multilatéralisme, il est impératif d'agir pour renforcer les valeurs de coopération, de solidarité et de régulation. Trump représente incontestablement un défi pour la stabilité mondiale, mais il ne doit pas être perçu comme le catalyseur d'une fin inéluctable. Ensemble, nous pouvons œuvrer à la construction d'un avenir où le dialogue prime sur l'affrontement.







