Alors que le débat sur l'euthanasie et le suicide assisté fait rage au Parlement, le Dr Geneviève Bourgeois, porte-parole de la Marche pour la vie, appelle à un changement de perspective. Au lieu d'adopter une logique d'abandon, elle plaide pour encourager la solidarité, la prévention et l'accès aux soins palliatifs.
La Marche pour la vie, qui œuvre depuis 50 ans, vise à défendre la beauté de la vie, en s'opposant tant à l'avortement qu'à l'euthanasie. Ces deux luttes, selon Dr Bourgeois, sont intimement liées car elles concernent la protection des plus vulnérables.
Le projet de loi actuel, présenté par certains élus comme un moyen de garantir dignité et respect en fin de vie, suscite des inquiétudes. Les promesses de législation rigoureuse ne masquent pas les abus potentiels que cette mesure pourrait engendrer. La Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP) a fermement critiqué l'idée d'introduire la mort administrée comme option de soin.
Il est alarmant de constater que, selon une enquête de la SFAP, 98% des soignants en soins palliatifs s'opposent à l'idée que l'euthanasie soit considérée comme un soin. Hélas, le système de santé en France perd quotidiennement des professionnels, aggravant la situation. La fermeture des lits en soins palliatifs pose question alors que seulement une trentaine de départements disposent de services adaptés.
En outre, les modalités de demande d'euthanasie, selon les modalités du projet de loi, semblent précipitées. Une demande pourrait être accordée sans période de réflexion ni évaluation psychologique préalable. Cette pression pourrait mener à des décisions très lourdes, notamment pour des patients en détresse psychique, une situation dénoncée par les professionnels de santé.
En choisissant d'organiser une Marche pour la vie, prévue un dimanche après le 17 janvier (cette année, le 18 janvier 2026), le mouvement souligne l'importance du soutien humain et des soins de qualité. Des politiques de prévention existantes montrent des résultats positifs, comme la baisse du nombre d'avortements dans plusieurs pays européens, offrant une lueur d'espoir. En cette période de débat houleux, il est crucial de se rappeler que, comme le rappelle le Dr Bourgeois, "tuer n'est ni soigner ni soulager".







