Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a récemment déclaré que les derniers ajustements concernant une potentielle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises étaient en cours. Cette mesure, qui a suscité des réactions diverses, est au centre des discussions budgétaires du gouvernement.
Dimanche 17 janvier 2026, lors d'une émission sur franceinfo, Lescure a précisé : Nous sommes en train de finaliser les derniers chiffres. Cette surtaxe est cruciale alors que nous engageons une négociation avec les groupes parlementaires sur l'évolution des dépenses des collectivités locales.
Le ministre a souligné que cette mesure ne répondait pas uniquement à une demande du Parti socialiste, mais faisait partie d'un engagement plus large de réévaluation de la fiscalité, nécessaire pour répondre aux enjeux budgétaires.
Les discussions au sein de l'Assemblée nationale ont mis en lumière la réticence de certains blocs politiques, notamment les groupes LR et Renaissance, qui se sont opposés à l'amendement prévoyant une surtaxe de 6,3 milliards d'euros. Ce projet de budget a généré des débats intenses, chaque partie plaidant pour sa vision de la fiscalité.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, n'a pas mentionné la surtaxe lors de son dernier discours, laissant entrevoir les complexités du compromis souhaité avec le PS. Ce dernier souhaite un maintien de la surtaxe fixée à 8 milliards d'euros, en vigueur jusqu'à l'année dernière.
Dans un contexte économique tendu, où les préoccupations budgétaires rejoignent les revendications sociales, experts et économistes s'interrogent : qu'implique vraiment cette surtaxe pour les entreprises et le climat fiscal en France ? Jean-Michel Charpin, économiste, déclare : Il est essentiel de trouver un équilibre entre les besoins de financement de l'État et la compétitivité des entreprises. Une surtaxe pourrait avoir des effets en cascade sur l'emploi et l'investissement.
Alors que la date limite approche pour trancher sur l'utilisation de l'article 49.3 ou d'une ordonnance budgétaire, la pression monte sur le gouvernement pour la prise de décisions stratégiques. Ce qui est certain, c'est que la question de la surtaxe va continuer à diviser l'opinion publique et les décideurs.







