La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2025 a captivé l'attention des passionnés de football, surtout en France où de nombreuses diasporas africaines vivent. Avec une forte participation, 107 joueurs nés et formés en France ont pris part au tournoi, soulignant l'importance du football africain sur la scène internationale.
Cette édition est également marquée par l'ascension du Maroc, qui s'impose comme une référence du football africain. Après avoir atteint les demi-finales de la dernière Coupe du monde, les Lions de l'Atlas attirent de plus en plus l'attention des grands clubs européens. En revanche, l'Algérie, éliminée en quarts de finale de la CAN sans montrer un réel potentiel, ressent particulièrement cette comparaison. Son parcours a été critiqué, notamment après une défaite cuisante contre le Nigeria.
Le sport comme instrument d’influence et de diplomatie
Le football est devenu aujourd'hui un outil essentiel de soft power. Des pays, comme le Qatar, investissent massivement dans le sport pour améliorer leur image à l'international, un phénomène que Donald Trump a également reconnu en annonçant l'accueil de compétitions majeures aux États-Unis. Pour le Maroc, l'efficacité de l'organisation de la CAN 2025 souligne ses capacités émergentes. Les journalistes sportifs saluent une organisation impeccable, allant même jusqu'à affirmer que les infrastructures rivalisent avec celles des pays européens.
L'hospitalité marocaine, même dans un contexte diplomatique tendu avec l'Algérie, est une illustration de sa capacité à transcender les conflits.
La réussite de cet événement a permis d'accueillir l'équipe algérienne et des dizaines de milliers de supporters, marquant ainsi une étape importante malgré les tensions diplomatiques entre les deux pays. Des experts affirment que cette hospitalité est un signe que le Maroc cherche à renforcer ses relations tout en promouvant une image d'ouverture et de modernité.
Les nouveaux attributs de la puissance
Au-delà des enjeux sportifs, le Maroc inscrit sa croissance dans un cadre économique impressionnant. Selon des analyses, les exportations du secteur automobile marocain ont atteint des sommets en 2024, le plaçant comme le premier exportateur automobile en Afrique, surpassant même l'Afrique du Sud. Par ailleurs, les investissements marocains en Afrique, atteignant 800 millions de dollars en 2021, témoignent d'une volonté de s'imposer comme un acteur majeur sur le continent, notamment en Afrique de l'Ouest.
Les lignes semblent donc se dessiner entre le Maroc et l'Algérie : la coopération pourrait bien être la clé de leur avenir commun. Alors que le monde évolue, l'Algérie doit réfléchir à son rôle dans ce nouvel écosystème africain et reconnaître que la compétition n'évite pas les opportunités de partenariat. Le Maroc, en développant une image positive et dynamique, est en passe de devenir un modèle à suivre, comme l'affirme le quotidien Le Monde.







