Ce dimanche, Donald Trump a tenté de justifier l'opération militaire contre l'Iran, mettant en avant la nécessité d'une sécurité à long terme pour l'Amérique. Après le décès de trois militaires, il a souhaité préparer le public américain à d'autres pertes. "Malheureusement, il y aura probablement d'autres victimes avant la fin. C'est ainsi", a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée sur sa plateforme Truth Social.
Dans une allocution solennelle, Trump a affirmé : "L'Amérique va venger ses morts et frapper les terroristes qui ont déclaré la guerre à notre civilisation". Il a annoncé que les opérations militaires allaient se poursuivre à pleine puissance jusqu'à ce que tous les objectifs soient atteints depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, où il a passé le week-end avant de rentrer à la Maison Blanche.
Un calendrier de quatre à cinq semaines
Le président n'a pas encore adressé un discours direct à la nation depuis le début de la guerre. Il a communiqué via deux vidéos et plusieurs messages écrits sur Truth Social, dans lesquels il annonçait la mort d'Ali Khamenei, le leader suprême iranien, et a évoqué des entrevues téléphoniques avec des journalistes. Au New York Times, il a expliqué que les États-Unis se préparaient pour une opération s'étalant sur quatre à cinq semaines. "Nous menons cette opération massive pour assurer notre sécurité aujourd'hui et pour les générations futures", a-t-il insisté.
Dans un entretien accordé à CNBC, il a également déclaré que "l'opération progresse très bien et plus rapidement que prévu".
Trois options pour diriger l'Iran
Interrogé sur l'avenir politique de l'Iran, Trump a mentionné avoir "trois très bons choix" pour diriger le pays, tout en maintenant ces options secrètes pour le moment. Il a également souligné que le changement de régime devait être orchestré par le peuple iranien, en évoquant des parallèles avec l'opération américaine au Venezuela, qu'il qualifie de "scénario parfait".
Trump n'est pas apparu en public depuis le début du conflit, ni le ministre de la Défense ni le chef de la diplomatie. Ce mardi, Marco Rubio et lui se rendront au Congrès pour prendre la parole devant les parlementaires concernant le déroulement des opérations militaires, en réponse aux critiques des démocrates qui s'estiment non consultés avant le début des hostilités.







