Selon le gouvernement iranien, une école primaire pour filles dans le sud du pays aurait été frappée, mais cette version est contestée par Israël et les États-Unis. Les autorités à Téhéran ont déclaré qu'un bombardement survenu samedi aurait tué plus de 100 personnes, un chiffre qui reste pour l'instant non confirmé par des sources indépendantes.
Alors que les États-Unis et Israël bombardent l'Iran depuis plusieurs jours, aucun des deux pays n'a confirmé avoir attaqué une école. Le porte-parole de l'armée israélienne, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, a affirmé qu'aucune opération n'avais été menée dans cette région, tandis que le Commandement central américain (Centcom) a ouvert une enquête suite à des informations de victimes civiles.
L'Agence France-Presse (AFP) n'a pas été en mesure de se rendre sur les lieux pour confirmer ces événements, le gouvernement iranien imposant des restrictions strictes aux médias étrangers. Ce qui est certain, c'est qu'une vidéosurveillance montrant de la fumée s'élevant au-dessus d'un bâtiment a été authentifiée par plusieurs médias, y compris le New York Times, bien que l'endroit exact n'ait pas pu être vérifié de manière indépendante.
Une tragédie en cours
Le Croissant-Rouge iranien a reporté un bilan de 108 morts, chiffre qui a rapidement augmenté pour atteindre 165, selon le gouverneur de la province. L'école en question, Shajare Tayyebeh à Minab, est une structure pour filles. Ce tragique incident soulève des préoccupations profondes sur la sécurité des innocents en temps de guerre.
Hengaw, une organisation de défense des droits humains basée en Norvège, a également annoncé mener une enquête sur l'identité des élèves tués, signalant que des cours avaient lieu au moment de l'attaque et que près de 170 enfants étaient présents dans l'établissement.
Des experts estiment que la situation en Iran pourrait encore se détériorer et que la communauté internationale doit intensifier ses efforts pour protéger les civils. "Il est impératif que des mesures soient prises pour assurer la sécurité des populations vulnérables en période de conflit", a déclaré une source au sein d'une ONG internationale.
Dans un contexte de tensions croissantes, cette tragédie en Iran met en lumière la complexité des interactions géopolitiques au Moyen-Orient et la fragilité de la vie civile dans les zones de conflit.







