Alors que les tensions au Moyen-Orient s'intensifient, la question de savoir si le conflit pourrait s'étendre à l'Europe préoccupe.
Les menaces de Téhéran envers les nations européennes soulèvent des doutes quant à la véritable portée de ses capacités militaires. En effet, le pays affirme que ses missiles balistiques pourraient atteindre des cibles bien au-delà de ses frontières. Selon un article publié par Défense Express le 3 mars, divers modèles de missiles comme le Khorramshahr, Sejjil, Ghadr et Emad sont présentés comme capables d'atteindre des cibles en Europe, affichant une portée de 1 700 à 2 000 km.
Le missile Khorramshahr se distingue particulièrement, car il pourrait atteindre jusqu'à 3 000 km avec une charge réduite. De tels chiffres signifient qu'une frappe depuis le nord-ouest de l'Iran pourrait théoriquement menacer des pays comme la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie, voire des capitales telles que Rome ou Berlin.
Cependant, il est essentiel de garder à l'esprit que bien que ces capacités soient inquiétantes, leur application dépend d'un certain nombre de facteurs. Les analystes, comme ceux cités par Le Monde, estiment que la vraie taille de l'arsenal iranien de missiles à longue portée pourrait être assez limitée.
De plus, pour atteindre l'Europe, ces missiles doivent traverser l'espace aérien d'autres nations, augmentant ainsi le risque d'interception. La défense européenne repose principalement sur la technologie antimissile américaine, avec des installations comme Aegis Ashore en Roumanie et des navires de guerre en Méditerranée. Par ailleurs, l'Allemagne mettra en service, d'ici fin 2025, le système Arrow 3, visant à contrer ces menaces. Ainsi, si l'Europe paraît accessible en théorie, l'atteindre demeure un défi évident.







