Près de 400.000 Français vivent ou transitent dans une douzaine de pays de la région, en proie à l'extension d'un conflit soudain entre l'Iran, les États-Unis et Israël. En réponse à cette situation complexe, le ministère français des Affaires étrangères a déjà rapatrié 750 de ses ressortissants et environ 5.000 autres ont manifesté leur volonté de rentrer, comme l’a déclaré le ministre Jean-Noël Barrot lors d’un entretien sur TF1.
Le ministre a précisé : «Les équipes (...) ont facilité le retour en France de 750 personnes», tout en détaillant que «c'est environ 5.000 personnes qui souhaitent quitter la région, dont 80% aux Émirats arabes unis». Les rapatriés ont pu regagner la France grâce à des places affrétées sur des vols commerciaux organisés par le ministère.
Jean-Noël Barrot a également mentionné que «quatre vols sont déjà partis de l'Égypte, d'Oman et des Émirats, et trois autres sont programmés». Son ministère a obtenu un accord des autorités émiriennes pour augmenter le nombre de vols disponibles par jour, permettant ainsi à nos compatriotes de retrouver plus aisément leur chemin vers la France.
Ce dispositif de rapatriement s'est vu renforcé par l'engagement de l'armée. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a indiqué sur France 2 que «deux avions militaires ont déjà été mobilisés, permettant de ramener près de 400 personnes». Avec un contexte international tendu, notamment en raison des nouveaux enjeux liés aux hydrocarbures, ce rapatriement s'inscrit dans un cadre d'aide humanitaire et de sécurité nationale, comme le souligne l'analyste politique Claire Gourgues dans Le Monde.
Alors que la France se trouve face à un enjeu diplomatique et pratique crucial, l'évacuation de sa communauté à l'étranger reste au cœur des priorités gouvernementales.







