À la fin du mois de décembre 2025, une petite fille de 27 jours est décédée à Angers, après avoir ingéré du lait Guigoz, qui a depuis été rappelé. Ce vendredi, les avocats de la famille ont indiqué avoir détecté un taux « anormal » de la toxine céréulide dans le produit. Ils précisent qu'il convient encore de déterminer le lien entre cette contamination et le décès du nourrisson.
Les avocats, Sophie Lodeho et Pascal Rouiller, ont affirmé que le bébé avait consommé le lait dans les heures précédant son décès tragique. Même si un taux véritablement préoccupant de cette toxine a été relevé dans le lot, il reste à établir s'il pourrait expliquer le mécanisme de la mort, comme le rapportent plusieurs médias, dont le Courrier de l’Ouest.
Une crise de santé publique grandissante
Ce cas s’inscrit dans un contexte plus large en France où trois décès parmi des nourrissons ayant consommé des laits rappelés ont été enregistrés, ainsi qu'une dizaine d'hospitalisations. Toutefois, aucun lien causal direct n'a encore été démontré. La toxine céréulide a été identifiée pour la première fois à la suite d’hospitalisations de bébés fin février.
Les rappels de produits infantiles se sont succédé depuis la mi-décembre après l'annonce de Nestlé qui a retiré des dizaines de lots soupçonnés de contenir cette toxine à l’échelle mondiale. Des entreprises comme Danone, Lactalis et divers producteurs de petite taille, pris dans la tourmente, ont également dû rappeler leurs produits. Cette situation continue d'inquiéter les parents, en particulier face à l’absence de garanties solides concernant la sécurité de ces laits.
Récemment, le Conseil d’État a également rendu une décision en faveur de l'État, rejetant la demande de l'association Intox’Alim qui contestait le suivi sanitaire des enfants ayant consommé du lait potentiellement contaminé. Selon le Conseil, les protocoles mis en place ne portent pas une atteinte grave aux droits à la vie et à la santé.







