Déjà reconnu coupable de viol en Suisse, Tariq Ramadan fait face à des accusations graves en France. Absent dès le début de son procès le 2 mars, ses avocats évoquent des problèmes de santé, entraînant un mandat d'arrêt émis par la justice.
C'est très attendue que la cour criminelle départementale de Paris a débuté le procès de Tariq Ramadan, confronté à des accusations de viols sur trois femmes entre 2009 et 2016. Notamment accusé de viol aggravé avec violences sur une personne vulnérable, lastar a manqué l'audience, suscitant des questions. Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue militante laïque, a déclenché l’affaire en 2017 en déposant plainte contre lui, tandis que les autres cas se rapportent à des faits survenus à Lyon et Paris, rapportent nos confrères de France Info.
Une expertise médicale assure que Tariq Ramadan peut comparaître
Pour justifier son absence, ses avocats ont évoqué une suspicion d'accident vasculaire cérébral et ont présenté une attestation d'hospitalisation, demandant ainsi le report du procès. La présidente de la cour a alors ordonné une expertise médicale, qui a conclu que Ramadan était apte à se présenter devant la justice. Ce rapport, émis le 6 mars par des médecins neurologues, a été décisif dans le déclenchement du mandat d'arrêt.
Première condamnation pour viol en Suisse
Suite à cette expertise, la justice française a émis un mandat d'arrêt exécutoire à son encontre. Bien que Ramadan souffre de sclérose en plaques et soit sous contrôle judiciaire qui lui interdit de quitter la France, il serait jugé par défaut, la justice considérant qu'il n'a pas fourni d'excuse valable pour son absence. Cette situation, qui soulève des interrogations sur la fragilité de la justice face à des personnalités publiques, sera à suivre de près, notamment par les médias et les observateurs du droit en France.







