Au septième jour de conflit au Moyen-Orient, l'escalade des violences se poursuit à Téhéran. Ce vendredi 6 mars, de puissantes explosions ont résonné dans la ville, témoignant d'une intensification des opérations militaires. Le président Donald Trump a réaffirmé que la guerre continuera jusqu'à la capitulation totale de l'Iran. Face à cette situation, que reste-t-il du pouvoir iranien ? Comment les citoyens vivent-ils sous cette pluie de bombes ? France Télévisions dresse un état des lieux.
Ce vendredi, des frappes aériennes massives ont de nouveau touché Téhéran, impliquant environ cinquante avions de chasse israéliens. Des images diffusées par l'armée israélienne montrent des pilotes en pleine mission au-dessus du territoire iranien. Les bombardements ciblaient spécifiquement le complexe où le suprême leader, l'ayatollah Khamenei, a perdu la vie ce samedi.
Ce complexe abrite également un vaste réseau de bunkers souterrains, selon les autorités israéliennes, qui tentent d'empêcher les réunions des dignitaires du régime. Les frappes ont visé une installation en grande partie disséminée sous l'hôpital Shoorideh, dans une zone densément peuplée.
Un reporter américain, le seul journaliste occidental à avoir obtenu un visa pour entrer en Iran, a documenté les événements à Téhéran. À son arrivée, sa couverture a révélé des colonnes de fumée et, malgré le chaos, des manifestations ont été orchestrées par le régime. "Pas de compromis, ni soumission avec les États-Unis !" scandaient les manifestants. Frederik Pleitgen, journaliste chez CNN, souligne que même si ces rassemblements montrent que le gouvernement peut encore mobiliser le soutien, il y a une prise de conscience croissante de la division au sein de la société iranienne.
"Ils comprennent qu'une rue entière peut être détruite"
L'atmosphère est de plus en plus angoissante. Un contact sur place filme les bombardements, visiblement terrorisé. "Des avions de chasse ont survolé notre quartier à basse altitude, et les frappes ont duré de longues minutes. C'est sans précédent", souligne-t-il.
La terreur s'est installée chez la population. Un père de famille, quant à lui, évoque la prise de conscience brutale des jeunes face à cette réalité guerre. "Ils pensaient que la guerre était un jeu vidéo. Maintenant, ils réalisent qu'une rue entière peut disparaître", raconte-t-il, illustrant l’évolution des perceptions sur le terrain.
L'armée israélienne a déclaré avoir ciblé 400 installations en Iran, avec une frappe proche de la centrale nucléaire de Bouchehr, intensifiant ainsi les inquiétudes sur la sécurité nationale et les conséquences humanitaires dans la région.







