Dimanche, un bombardement israélien dans le quartier de Raouche à Beyrouth a causé la mort d'au moins quatre personnes et blessé dix autres, selon le ministère libanais de la Santé. Ce secteur, connus pour son ambiance touristique, est resté jusqu'à présent à l'abri des frappes israéliennes.
Que s’est-il passé ?
L'attaque s'est concentrée sur l'hôtel Ramada, situé en bord de mer, une zone habituellement populaire parmi les touristes et les hommes d'affaires, mais qui a récemment accueilli des familles fuyant les combats en banlieue sud de la ville. Des témoins ont rapporté avoir vu des clients fuir l'établissement, pris de panique, alors qu'un photographe de l'AFP a documenté les dégâts, avec des chambres aux vitres éclatées et des murs noircis.
Les Gardiens de la Révolution ciblés
Le gouvernement israélien a affirmé que la frappe visait des commandants clés de la Force Qods, le bras chargé des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution. Dans un message publié sur Telegram, l’armée israélienne a accusé le régime iranien d'utiliser la population civile comme boucliers humains, une assertion qui soulève des débats parmi les experts, certains pointant le besoin de protéger les civils.
Qui sont les victimes ?
Bien que l’AFP n'ait pas pu confirmer les identités des victimes, des sources sur le terrain indiquent que des ambulanciers affiliés au Hezbollah ont évacué plusieurs corps de l'hôtel. Cette tragédie soulève des questions quant à la sécurité des civils dans une région déjà en proie à des tensions exacerbées.
Un quartier touristique en émoi
L'hôtel ciblé, un quatre-étoiles, est situé à proximité d'emblèmes de la ville comme la « Grotte aux pigeons ». D'habitude prisé par les visiteurs, il est désormais envahi par ceux cherchant refuge. Mohammad Zaher, un ingénieur, témoigne : « Les gens viennent ici pour se détendre, mais la situation actuelle dénote un manque de respect d'Israël pour la vie civile. »
Une offensive d'ampleur de Tsahal
Cette attaque s'inscrit dans une série de frappes israéliennes qui ont touché diverses localités au Liban. Le ministre libanais de la Santé, Rakan Rakan Nassereddine, a rapporté que ces bombardements ont causé la mort de 394 personnes en une semaine, alors que la lutte entre Israël et le Hezbollah s'intensifie. Il a insisté sur le fait que ces attaques touchent principalement des civils, remettant en question la légitimité des cibles déclarées par l'armée israélienne.
Alors que le conflit se prolonge, la douleur et l'incertitude grandissent parmi les habitants du Liban, encore traumatisés par les événements récents.







