Et maintenant ? Après l'élimination d'Ali Khamenei et les répercussions qui ont suivi, la direction de la politique américaine semble floue.
Par Matthieu Le Gall
Susie Wiles, cheffe de cabinet à la Maison-Blanche, affirme que son rôle n'est pas de contrôler Donald Trump, mais plutôt de lui permettre d'exprimer librement ses pensées. Cela pourrait expliquer pourquoi la stratégie américaine concernant l'Iran demeure si opaque.
Au départ, l'objectif affiché des États-Unis était un changement de régime. Toutefois, ce but a rapidement été mis de côté au profit d'une nouvelle priorité : frapper le programme nucléaire iranien et affaiblir les Gardiens de la Révolution.
Lors d'une récente déclaration, Trump a exprimé son désir de voir un nouveau régime favorable émerger en Iran, sans se soucier de sa nature démocratique. Après avoir qualifié le déploiement de troupes au sol de « perte de temps », il semble maintenant envisager cette option : « Peut-être qu'un jour nous le ferons. Ce serait formidable. »
Des rumeurs, relayées par GZero Media, évoquent l'intérêt de Trump pour l'île de Kharg, un point névralgique des exportations de pétrole iranien. Ce qui est certain, c'est que l'incertitude semble être la seule constante dans la politique étrangère américaine sous Trump.







