Malgré une intensification des frappes américaines et israéliennes, l'Iran continue de riposter et d'étendre le conflit dans la région à l'aide de ses drones. Au neuvième jour de la guerre, Téhéran affiche une détermination inébranlable à s'inscrire dans une logique de long terme.
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Des attaques iraniennes ont encore frappé Tel-Aviv le 8 mars, provoquant des dégâts et des blessés, même lorsque les missiles sont interceptés. Au Koweït, un drone a ciblé un bâtiment gouvernemental le 7 mars. Au neuvième jour d'un conflit qui semble loin de se résorber, l'Iran démontre qu'il est loin d'être en position de faiblesse.
La supériorité militaire de ses adversaires est incontestée. Donald Trump a affirmé que tous les navires iraniens avaient été détruits, citant la perte d'une frégate le 4 mars. Selon des sources, l'Iran ne disposerait que de 20 % de son système de défense antiaérien et de 40 % de ses lanceurs de missiles balistiques.
Israël, de son côté, a réalisé plus de 3 400 frappes sur le territoire iranien. Nadav Shoshani, porte-parole de l'armée israélienne, a indiqué : "Nous nous occupons des installations nucléaires et des sites de lancement, tout ce qui alimente la machine de guerre du régime."
Une guerre appelée à durer
Du côté américain, plus de 3 000 frappes ont été effectuées depuis le 28 février, déversant un véritable torrent de feu sur le territoire iranien. Toutefois, Téhéran avait anticipé cette riposte et cherche à embraser la région, rendant la guerre coûteuse pour ses voisins.
L'Iran utilise particulièrement les drones peu coûteux et produits en masse, notamment lors d'attaques aux Émirats arabes unis. Bien que le nombre de missiles diminue, les frappes par drones demeurent à un niveau élevé.
Donald Trump avait initialement prévu un conflit ne dépassant pas quatre à six semaines. Cependant, le régime iranien se dit prêt à un affrontement de bien plus longue durée. Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens de la Révolution islamique, a déclaré : "Nos forces armées sont parfaitement prêtes pour une guerre totale qui pourrait durer au minimum six mois."
La prolongation et l’extension géographique du conflit incitent même certains pays européens à apporter leur soutien militaire. La France a notamment déployé le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée, tandis que le Royaume-Uni a envoyé des hélicoptères de combat Wildcat. L'Italie, quant à elle, fournit des systèmes de défense aux nations du Golfe.
Malgré les apparentes failles, l'Iran reste déterminé et fidèle à sa stratégie de résistance à long terme, préparant soigneusement cet affrontement depuis des années. Ce régime, bien que sous pression, ne montre pas de signes de délitement pour le moment.







