Pour éviter des augmentations injustifiées des prix à la pompe, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté un dispositif de contrôle exceptionnel. Ce plan, qui se déroulera entre lundi et mercredi, prévoit une série de 500 contrôles dans les stations-service, menés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Dans un contexte où la guerre au Moyen-Orient alimente des craintes économiques, M. Lecornu a souligné : "La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte à des hausses abusives des prix à la pompe". Ce programme intensif représente l'équivalent de six mois de contrôles traditionnels, preuve d'une volonté gouvernementale de revoir la régulation des prix des carburants.
La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte à des hausses abusives des prix à la pompe. À ma demande, un plan exceptionnel de 500 contrôles sera réalisé, dans les stations-service, entre lundi et mercredi par la répression des fraudes (DGCCRF).
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) March 8, 2026
Au cours de la semaine passée, le prix du SP95-E10 avait déjà grimpé de 10 centimes, pour atteindre une hausse de 5 euros pour un plein de 50 litres. Le diesel a également enregistré une montée en flèche, atteignant 1,98 euro le litre en moyenne, contre 1,72 euro un mois plus tôt, une augmentation de 15 %.
Bataille politique autour des carburants
Ce phénomène a suscité des réactions de plusieurs partis, notamment le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI). Marine Le Pen, leader des députés RN, a proposé de réduire les taxes sur les carburants afin d'amortir cette inflation. D'autre part, le président du RN, Jordan Bardella, a réclamé la baisse de la TVA et des accises, en cas de flambée des prix.
Répondant à ces préoccupations, Éric Coquerel, président de la commission des finances à l'Assemblée nationale, a suggéré au gouvernement d'évaluer un possible blocage des prix ou des ajustements d'accises si la situation perdurait.
En contrepoint, la ministre déléguée à l'énergie, Maud Bregeon, a jugé "inconcevable" de diminuer la TVA et les accises, prévenant que cela pourraient engendrer un déficit de près de 20 milliards d’euros dans les finances publiques.







