Alors que les premières heures du conflit en Iran paraissaient contenues, les répercussions économiques deviennent alarmantes plus d'une semaine après le début des frappes israélo-américaines. Les prix du pétrole et des carburants atteignent des sommets inédits.
La hausse des tarifs s'avère plus sévère que celle observée après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le lundi 9 mars, le baril de pétrole a connu une flambée vertigineuse, augmentant de 30 % dans un court laps de temps pour franchir la barre des 115 dollars. Les marchés, en proie à la panique à cause du conflit en cours et du blocage du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole, ont été sévèrement impactés. Ce matin-là, le baril de WTI, référence pour le marché américain, a connu une montée de 25,30 %, atteignant 113,90 dollars, après avoir brièvement dépassé les 30 %. De son côté, le baril de Brent, standard du marché international, a enregistré une augmentation de 22,99 %, se chiffrant à 114 dollars.
Le conflit au Moyen-Orient influence directement les prix observés dans les stations-service en Europe, notamment en France. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, l'a affirmé dans une interview accordée au Parisien la semaine dernière : "Les événements à Téhéran impactent les prix à la pompe à Charleville-Mézières. Nous restons vigilants et mobilisés pour suivre la situation quotidiennement."
Le litre de gazole dépasse les 2,50 euros dans une station-service de Seine-et-Marne
Les automobilistes en France subissent déjà les conséquences de cette flambée. Les tarifs des carburants explosent dans le pays, atteignant des niveaux records. Un cap a été franchi à la station Shell de Darvault (Seine-et-Marne) le week-end dernier, où le litre de gazole afficha un prix supérieur à 2,50 euros, comme le rapporte Le Parisien.
Bien que les stations-service en France soient libres de fixer leurs prix, le gouvernement a l'intention de surveiller cette hausse. "J'ai ordonné des contrôles quotidiens. Si certaines stations abusent de la situation, elles devront être rappelées à l'ordre", a déclaré Roland Lescure. Lors d'une intervention sur RTL ce lundi matin, Maud Brégeon, ministre déléguée à l'Énergie, a également annoncé qu'une réunion se tiendrait avec les distributeurs pour examiner les circonstances actuelles et les stratégies à mettre en place pour faire face à la situation.







