Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, a récemment exprimé de vives inquiétudes concernant une possible offensive terrestre israélienne, qu'il juge "crédible". Il a rapporté des informations faisant état d'une "concentration de troupes israéliennes" près de la frontière libanaise, accompagnée de camions remplis de matériel militaire en route vers cette zone stratégique.
Dans une interview accordée à France Inter, Salamé a souligné que les déclarations de certains responsables israéliens vont au-delà des simples menaces à l'encontre du Hezbollah. Il a cité des ministres israéliens qui ont évoqué la destruction potentielle des infrastructures civiles au Liban, avec des propos alarmants tels que "Beyrouth pourrait bientôt ressembler à Khan Younès". Ce parallèle montre l'intensité des préoccupations quant aux effets d'une escalade militaire.
Le ministre libanais a exprimé son espoir que ces déclarations restent "des menaces creuses", alors même que des attaques israéliennes ont été menées dans des zones éloignées des bastions du Hezbollah, ce qui laisse entrevoir un élargissement du champ d'action israélien. Les tensions continuent ainsi de croître, alimentées par une guerre verbale qui pourrait déboucher sur une réalité plus brutale.
Le climat de peur persiste, alors que le secrétaire général de l’ONU appelle les parties prenantes à la retenue pour éviter une escalade irréversible. Les dernières nouvelles du conflit au Liban rappellent les mots de Salamé sur la nécessité d'une diplomatie efficace pour prévenir une catastrophe humanitaire.







